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La leçon poli­tique du roi Hen­ri IV.

Dimanche 2 avril, comme chaque année depuis 2008, le Groupe d’Ac­tion Roya­liste ren­dait un hom­mage à la fois his­to­rique et très poli­tique au roi Hen­ri IV devant sa sta­tue du Pont Neuf, en pré­sence d’une tren­taine de per­sonnes et de nom­breux tou­ristes intri­gués par les dra­peaux mul­ti­co­lores des régi­ments de la Monar­chie d’An­cien régime. Après Fré­dé­ric Win­ck­ler, pré­sident du G.A.R., et avant Mgr Charles-Emma­nuel de Bour­bon-Parme, j’ai, selon la for­mule consa­crée, pro­non­cé quelques mots, que je livre ici à la lec­ture. Le texte est par­fois un peu dif­fé­rent des paroles effec­ti­ve­ment enten­dues, car le pas­sage de l’é­crit à l’o­ral entraîne par­fois quelques coupes ou, à l’in­verse, quelques rajouts… Voi­ci, en somme, la ver­sion ori­gi­nale telle qu’elle est appa­rue sous le crayon…

Devant la sta­tue équestre du roi Hen­ri IV, ce n’est jamais une simple com­mé­mo­ra­tion que nous devons faire, c’est un rap­pel de l’his­toire et un appel politique.

Hen­ri IV, qui devien­dra le « bon roi Hen­ri » avant même sa mort et sa pos­té­ri­té popu­laire, a renoué les fils de l’u­ni­té fran­çaise et a per­mis la réunion des Fran­çais alors divi­sés par tant de guerres civiles, reli­gieuses et poli­tiques tout à la fois. Ce n’é­tait pas une mince affaire, mais il a pu mener cette œuvre parce qu’il a assu­mé la charge de roi, de ce roi qui n’é­tait pas un suze­rain, ni le pre­mier des nobles ni le pre­mier des catho­liques, mais bien plu­tôt, fon­da­men­ta­le­ment, par son sta­tut de roi de France peu à peu recon­nu après son sacre de Chartres, le sou­ve­rain, le roi de tous les Fran­çais, y com­pris de ses adver­saires d’hier et de ceux du moment…

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