D‑Day : Emma­nuel Macron sup­prime « la France éter­nelle » de la lettre d’Henri Fertet

D‑Day : Emma­nuel Macron sup­prime « la France éter­nelle » de la lettre d’Henri Fertet

Emma­nuel Macron lors des céré­mo­nies du 75ème anni­ver­saire du Débar­que­ment à Ports­mouth, 5 juin 2019. ©Matt Dunham/AP/SIPA / AP22343732_000093

« Notre his­toire nous dépasse… nos vété­rans nous obligent », a décla­ré le chef de l’Etat Emma­nuel Macron, ce jeu­di 6 juin, lors de l’inauguration du mémo­rial bri­tan­nique de Ver-sur-Mer.

On ne peut que saluer cette sage parole incluse, par­mi d’autres, dans la geste com­mé­mo­ra­tive per­met­tant avec un cer­tain bon­heur de calen­drier au jeune pré­sident d’endosser de nou­veau le cos­tume pré­si­den­tiel en pos­ture ver­ti­ca­li­sée après des mois de contes­ta­tion jaune et post-benallienne

L’occasion d’être à nou­veau debout

De fait, et cela n’aura échap­pé à per­sonne, celui qui avait per­du, depuis bien­tôt un an, la maî­trise des hor­loges semble être retom­bé (au moins pro­vi­soi­re­ment) sur ses pieds à la faveur d’un agen­da favorable.

Les élec­tions euro­péennes, tout d’abord, qui bien que per­dues par la majo­ri­té pré­si­den­tielle en dépit de tout le poids qu’a appor­té l’Etat pour faire pen­cher la balance, se sont trans­for­mées en semi-vic­toire en rai­son prin­ci­pa­le­ment de l’absorption au sein de l’hypercentre d’une par­tie de l’ancienne droite clas­sique qui, apeu­rée, a pré­fé­ré se ran­ger du côté du manche éli­taire. Les sou­bre­sauts quo­ti­diens d’agonie de la droite la plus bête du monde ne peuvent que, pour le moment, favo­ri­ser le chef de l’Etat qui, de ce point de vue, retrouve une cer­taine gagne.

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