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Une mesure sociale mais incom­plète : le repas à un euro à la cantine.

La pau­vre­té contrainte est, en France et aujourd’hui, un véri­table scan­dale social, ne serait-ce que parce que notre socié­té contem­po­raine a désor­mais les moyens de l’éradiquer, ce qui n’était pas for­cé­ment le cas en des temps plus loin­tains. Or, que constate-t-on ? Non seule­ment la pau­vre­té ne recule plus, alors que ce mou­ve­ment était, depuis des décen­nies, ins­crit dans la suite des évé­ne­ments et de l’histoire, mais elle gri­gnote des pans entiers de la socié­té fran­çaise, allant jusqu’à lécher de plus en plus les abords des classes moyennes fra­gi­li­sées par la mon­dia­li­sa­tion, cette « guerre de tous contre tous » à l’échelle mon­diale. Bien sûr, les rai­sons de cette per­sis­tance de la misère sociale sont mul­tiples et cette der­nière n’a pas les formes ter­ribles qu’elle pou­vait avoir jadis, jusqu’au terme fatal, mais cela n’enlève rien à son incon­grui­té dans une socié­té de consom­ma­tion où près d’un tiers de la pro­duc­tion ali­men­taire est détruit avant même d’avoir été consom­mé et dans laquelle l’écart entre les reve­nus les plus éle­vés et les plus faibles ne cessent de s’accroître, contre toute logique ou jus­tice sociale.

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