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Com­ment peut-on encore être roya­liste en 2019 ? Intro­duc­tion : Quand la Répu­blique pousse au royalisme…

Com­ment peut-on encore être roya­liste aujourd’hui ? C’est la ques­tion que j’ai beau­coup enten­du ces der­nières semaines, au moment où les Gilets jaunes avaient rou­vert la pos­si­bi­li­té du débat, comme une faille dans le glo­ba­li­ta­risme ambiant, et que, dans les mani­fes­ta­tions, dans la rue comme dans les cafés, la parole repre­nait, un temps, le pou­voir, avant qu’elle soit à nou­veau confis­quée par le Pou­voir macro­nien dans un tour­billon de dis­cours pré­si­den­tiels et de mani­pu­la­tions média­tiques. Une ques­tion à laquelle j’ai tou­jours volon­tiers répon­du, par­fois trop briè­ve­ment, et qu’il ne me paraît pas inutile de trai­ter à nou­veau, ne serait-ce que pour dis­si­per quelques mal­en­ten­dus et avan­cer quelques argu­ments en faveur d’une Monar­chie royale qui, bien qu’encore trop loin­taine, reste une solu­tion ins­ti­tu­tion­nelle pos­sible et, à mon avis, souhaitable.

Il y a évi­dem­ment une réponse a contra­rio à la ques­tion posée plus haut : com­ment peut-on encore être répu­bli­cain alors que la Répu­blique, depuis une qua­ran­taine d’années, semble inca­pable de pen­ser au-delà de l’élection sui­vante et de défi­nir une poli­tique d’Etat digne de ce nom, sus­cep­tible de rele­ver les grands défis contem­po­rains, qu’ils soient éco­no­miques, sociaux ou envi­ron­ne­men­taux ? Ces quatre der­nières décen­nies sont celles des occa­sions man­quées et des renon­ce­ments mul­tiples, et cela s’est tra­duit par un recul sen­sible de la posi­tion de la France dans le monde, alors même que notre pays a des atouts consi­dé­rables dans la com­pé­ti­tion inter­na­tio­nale contem­po­raine et sur la scène diplo­ma­tique mon­diale. La France pos­sède le deuxième espace mari­time du monde, elle a une métro­pole et des ter­ri­toires d’Outre-mer qui lui donnent une grande diver­si­té, autant de milieux que d’humains, et de grandes pos­si­bi­li­tés, éner­gé­tiques, agri­coles, tou­ris­tiques ; elle fait par­tie des cinq membres du Conseil de sécu­ri­té de l’ONU et sa langue reste une des langues majeures de la diplo­ma­tie comme de la culture ; elle est une terre d’inventeurs et compte nombre d’écoles et d’universités mon­dia­le­ment recon­nues ; etc. Mais la France est en Répu­blique… C’est bien là le nœud du pro­blème, de ce que l’ancien ministre Alain Pey­re­fitte nom­mait « le mal français ».

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