Les doléances roya­listes dans le grand débat natio­nal. (par­tie 1)
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Les doléances roya­listes dans le grand débat natio­nal. (par­tie 1)

Depuis quelques semaines, les cahiers de doléances sont de retour, et cela nous rap­pelle aus­si à notre propre his­toire natio­nale et poli­tique : le pré­cé­dent de 1789 a ouvert la période révo­lu­tion­naire, déna­tu­rant d’ailleurs rapi­de­ment le sens même des doléances rédi­gées dans les 60.000 cahiers issus de tous les coins et recoins du pays. Il est inté­res­sant de noter que cer­tains répu­bli­cains pur jus s’in­quiètent de ce « retour » d’une forme de consul­ta­tion « pré-révo­lu­tion­naire », voire « contre-révo­lu­tion­naire » car ne s’ins­cri­vant pas exac­te­ment dans le cadre de la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive qui, par­fois, porte si mal son nom ! En fait, c’est la pre­mière fois depuis l’au­da­cieuse demande du roi Louis XVI adres­sée aux « peuples du royaume », que l’État prend, à une telle échelle et sous cette forme ancienne, la res­pon­sa­bi­li­té de deman­der à tous les Fran­çais, dans leur com­mune, leurs sou­haits, leurs reven­di­ca­tions, leurs pro­po­si­tions, au moment même où les colères, mul­tiples et par­fois incon­trô­lées, débordent et s’af­firment en tumultes par­fois incon­trô­lables. 230 ans que ce que l’on pour­rait qua­li­fier de « pays réel », entier et plu­riel, n’a pas été ain­si appe­lé par « l’État légal » à prendre la parole

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