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Quelques pro­po­si­tions roya­listes pour sor­tir de la crise « par le haut ».

L’année 2018 se ter­mine sur l’incertitude, l’inquiétude et l’espérance, dans une sorte de valse endia­blée que nul ne semble en mesure d’arrêter : le « Mai jaune », inat­ten­due com­mé­mo­ra­tion du pré­cé­dent Mai d’il y a cin­quante ans, n’en finit pas de rebon­dir, sous des formes diverses et par­fois « scan­da­leuses » au regard de la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive, fort mal­me­née par les mani­fes­tants au nom d’une forme de démo­cra­tie directe rebap­ti­sée, peut-être abu­si­ve­ment ou mal­adroi­te­ment, « RIC » (Réfé­ren­dum d’Initiative Citoyenne). L’incertitude devant la suite du mou­ve­ment des Gilets jaunes, l’inquiétude des classes domi­nantes sou­vent mal­me­nées par les slo­gans des mani­fes­tants, mais aus­si l’espérance, sous des formes diverses et des points de vue dif­fé­rents, d’une sor­tie de crise : une équa­tion com­pli­quée, qu’il ne s’agit pas de négli­ger mais dont il faut cher­cher, et ten­ter autant que faire se peut, la réso­lu­tion sans trop tarder.

Le pré­sident Macron, léga­le­ment et démo­cra­ti­que­ment élu il y a moins de deux ans, se retrouve dans la situa­tion la plus incon­for­table qui soit, celle de la sou­ve­rai­ne­té impo­pu­laire, voire dis­cré­di­tée, avec le risque de la para­ly­sie et de la lente ago­nie d’un quin­quen­nat désor­mais ensa­blé dans les mécon­ten­te­ments. La foudre qu’il était cen­sé com­man­der, en bon Jupi­ter pré­si­den­tiel, s’est retour­née contre lui, dans une sorte d’électrocution poli­tique géné­rale, et ni le gou­ver­ne­ment ni ses oppo­si­tions par­le­men­taires n’en sont sor­tis indemnes. La défiance envers le pré­sident est deve­nue méfiance à l’égard de toutes les ins­ti­tu­tions de la démo­cra­tie par­ti­sane légale (y com­pris syn­di­cales), et ce qui, aux der­nières consul­ta­tions élec­to­rales, se trans­for­mait en vote pro­tes­ta­taire ou en abs­ten­tion s’est tout d’un coup paré de jaune, désor­mais cou­leur de la colère !

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