Passeports diplomatiques : la deuxième affaire Benalla qui empoisonne l’Élysée
Former Elysee senior security officer Alexandre Benalla arrives to speak to the senatorial commission in Paris on September 19, 2018. - Benalla, who was videotaped beating up a protester, will is appearing before a Senate commission examining the resulting political scandal. The commission wants to understand the nature of Benalla’s job at the presidential Elysee Palace, which gave him perks and let him carry a gun, as well as uncover eventual malfunctions in the office of top aides and the security details protecting the president. (Photo by Alain JOCARD / AFP)

Passeports diplomatiques : la deuxième affaire Benalla qui empoisonne l’Élysée

C’est une révélation qui fait tache. Dans un article publié jeudi, Mediapart affirme qu’Alexandre Benalla disposerait toujours de ses deux passeports diplomatiques. L’ancien collaborateur de l’Élysée, licencié depuis cinq mois, après sa mise en examen pour « violence volontaire » sur manifestants le 1er mai dernier, aurait profité de ces précieux sésames pour voyager ces dernières semaines dans plusieurs pays africains et en Israël. Les passeports auraient été délivrés trois semaines après ses dérapages, selon le site d’investigation.

Le Quai d’Orsay dit avoir réclamé fin juillet leur restitution. « Toute utilisation depuis lors de ces passeports aurait été faite en dépit des engagements pris par l’intéressé », a déclaré jeudi la porte-parole, Agnès von der Mühll. « Le ministère examine les suites à donner, y compris judiciaires », a ajouté le ministère. Vendredi, la présidence a dit n’avoir « aucune information » sur l’utilisation de ces titres par son ex-salarié, assurant avoir demandé au Quai d’Orsay d’en obtenir la restitution dès son licenciement. Mais pourquoi le ministère des Affaires étrangères n’a-t-il pas signalé la non-restitution ? Contacté par Le Figaro, le Quai d’Orsay n’a pas donné suite à nos sollicitations. Vendredi, en fin d’après-midi, le ministre Jean-Yves Le Drian a finalement fait savoir qu’il saisissait le procureur de la République.

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