Gri­veaux reprend le natio­na­liste Maur­ras en pen­sant citer le résis­tant Bloch

Gri­veaux reprend le natio­na­liste Maur­ras en pen­sant citer le résis­tant Bloch

Ben­ja­min Gri­veaux à l’As­sem­blée natio­nale, à Paris, le 15 novembre 2018. ERIC FEFERBERG/AFP

C’est le pays légal qui ren­contre le pays réel », a décla­ré ce jeu­di le porte-parole du gou­ver­ne­ment, pour van­ter l’ef­fort de « péda­go­gie » du gou­ver­ne­ment avec les Fran­çais. Il pen­sait « reprendre les pro­pos de Marc Bloch », l’his­to­rien résis­tant, mais ces mots sont ceux du natio­na­liste Charles Maurras.

Il est par­fois déli­cat de manier les cita­tions. Sur­tout lors­qu’elles pro­viennent d’un écri­vain tota­le­ment étran­ger à sa filia­tion poli­tique. Ben­ja­min Gri­veaux en a fait l’ex­pé­rience ce jeu­di, en attri­buant à l’his­to­rien résis­tant Marc Bloch (1886 – 1944) des pro­pos de l’é­cri­vain natio­na­liste Charles Maur­ras (1868 – 1952).

« Lors­qu’on trans­forme en pro­fon­deur le pays, ça appelle beau­coup de péda­go­gie, de patience, de l’é­coute », a com­men­cé le porte-parole du gou­ver­ne­ment au micro de France inter. Avant d’in­sis­ter sur la néces­si­té pour les ministres d”«écouter des élus, des asso­cia­tions, des entre­prises, ceux qui font vivre des ter­ri­toires et qui trouvent des solu­tions concrètes aux pro­blèmes des gens ». « C’est le pays légal qui ren­contre le pays réel », a‑t-il résu­mé, « pour reprendre les pro­pos de Marc Bloch il y a bien longtemps ».

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