Décla­ra­tion à l’occasion des Jour­nées du Patri­moine du Prince Jean

Décla­ra­tion à l’occasion des Jour­nées du Patri­moine du Prince Jean

En ces temps de culte immo­dé­ré du pro­grès et de la tech­nique, les Fran­çais, plus que jamais chaque année, montrent leur atta­che­ment au patri­moine de notre pays.

L’amour du patri­moine n’est pas l’amour d’un pas­sé, même récent, qu’on veut à tout prix figer. Le peuple fran­çais n’est pas cet enfant qui cherche vai­ne­ment à pro­té­ger son châ­teau de sable des assauts de la marée montante.

Au contraire, ce que nous avons reçu, ce sont des châ­teaux de pierre, des forêts de chênes mil­lé­naires, des artistes au reten­tis­se­ment uni­ver­sel, des construc­tions contem­po­raines excep­tion­nelles. Devant cet héri­tage, il n’est d’autre choix que de cher­cher à pré­ser­ver, à trans­mettre, mais sur­tout à incarner.

Car le patri­moine n’est rien, sans ce couple qui décide de sacri­fier tout pour réno­ver la mai­son de famille, sans cette dame qui chaque jour ouvre la petite église du vil­lage, sans ces habi­tants qui parlent avec fier­té de leur cathé­drale, sans ces pro­me­neurs qui patiem­ment entre­tiennent les che­mins creux qui sillonnent leur pays, sans ces arti­sans qui trans­mettent leur savoir-faire immé­mo­rial, ou sans ce maire qui décide de pro­té­ger et de faire vivre le monu­ment contem­po­rain de sa ville.

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