You are currently viewing Au secours, Maur­ras revient ! Réponse à Michel Winock

Au secours, Maur­ras revient ! Réponse à Michel Winock

C’était presque inévi­table. Qu’on reparle de Maur­ras et les gar­diens auto­pro­cla­més du temple répu­bli­cain pré­tendent dire de quels pen­seurs et auteurs il est loi­sible ou inter­dit de se recommander.

Ain­si l’intellectuel de gauche Michel Winock aver­tit la droite (1) : elle est auto­ri­sée à se réfé­rer à De Gaulle mais qu’elle laisse tom­ber Maur­ras. Car il y a dan­ger. Ren­dez-vous compte, Maur­ras connaît « une cer­taine acti­vi­té édi­to­riale. » Allu­sion aux textes publiés chez Bou­quins cette année (2). Or « ce livre de mor­ceaux choi­sis est pré­sen­té dans un esprit de sym­pa­thie. » Com­ment ose-t-on ? C’est une véri­table « entre­prise de réha­bi­li­ta­tion. ». Et ce au moment où les idées conser­va­trices reprennent du poil de la bête. Il fal­lait donc réagir. D’autant que, hor­res­co refe­rens, il est affir­mé que des maur­ras­siens étaient des héros qui libé­rèrent la France. Or pour Michel Winock De Gaulle est « l’anti-Maurras par excellence ».

La réa­li­té est cepen­dant plus forte que l’idéologie sur­tout quand celle-ci est à ce point binaire. N’est-ce pas le plus célèbre agent secret de la France libre, le colo­nel Rémy qui a dit de Maur­ras : « Le réflexe qui m’a fait par­tir pour l’Angleterre le 18 juin 1940 trou­vait son ori­gine dans l’enseignement que, depuis vingt ans, je rece­vais quo­ti­dien­ne­ment sous sa signa­ture. » Et sur la condam­na­tion de Maur­ras en 1945, que Winock se plaît à rap­pe­ler dès les pre­miers mots de son article, voi­ci ce qu’en dit Rémy : « …ceux qui ont ins­truit et jugé ce pro­cès dans les condi­tions que l’on sait se sont par avance désho­no­rés devant l’Histoire. La façon dont a été jugé M.Maurras est plus sor­dide dans l’abjection. Plus que la colère, elle engendre le mépris. »

La suite