Maur­ras or not Maurras ?

Maur­ras or not Maurras ?

Il semble à peine néces­saire de reve­nir sur ce qui aura agi­té le monde poli­ti­co-média­tique ces der­niers mois et qui a fina­le­ment remis devant les yeux du public la per­son­na­li­té de Charles Maurras.

Né le 20 avril 1868, mort en novembre 1952, le maître de l’Action fran­çaise avait été ins­crit au registre des com­mé­mo­ra­tions natio­nales. Il était évident que la Répu­blique fran­çaise, com­bat­tue par Maur­ras toute sa vie, n’allait pas encen­ser l’auteur de L’Enquête sur la monar­chie ou de Mes idées poli­tiques. Il était peu pro­bable éga­le­ment que le ministre Blan­quer ait vou­lu ins­crire au pro­gramme des écoles les poèmes maur­ras­siens ou sa remise en cause du roman­tisme et de ses consé­quences. Encore moins ima­gi­nable que sa théo­rie des « quatre États confé­dé­rés » et son « anti­sé­mi­tisme d’État » deviennent, par l’onction d’une célé­bra­tion, la ligne de conduite de la pré­si­dence macronienne.

Le prisme de l’idéologie ren­dant aveugle, les réseaux sociaux se sont empa­rés du sujet, pous­sant le ministre de la Culture à reti­rer Maur­ras de la liste des com­mé­mo­ra­tions natio­nales et entraî­nant une série de consé­quences alors dif­fi­ci­le­ment pré­vi­sibles. Le grand vain­queur de cette agi­ta­tion est bien évi­dem­ment Maur­ras lui-même dont on n’a peut-être jamais autant par­lé depuis quelques années.

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