You are currently viewing Exclu­sif : les preuves qu’Anne Hidal­go avait un emploi fictif

Exclu­sif : les preuves qu’Anne Hidal­go avait un emploi fictif

Tho­mas Samson/ AFP 

Elle aus­si ! Pen­dant plus de deux ans, la pasio­na­ria pari­sienne de la citoyen­ne­té et du vivre-ensemble s’est dis­crè­te­ment fait payer par le minis­tère du Tra­vail pour un emploi ima­gi­naire. Une enquête de Phi­lippe Eliakim.

Cela fai­sait des années qu’on le mur­mu­rait dans les cercles pari­siens sans par­ve­nir à le démon­trer, ni à pou­voir le dire tout haut. Capi­tal est aujourd’hui en mesure de le confir­mer : après avoir été élue pre­mière adjointe de Ber­trand Dela­noë à la mai­rie de Paris en mars 2001, Anne Hidal­go a conti­nué de se faire payer pen­dant des mois par son admi­nis­tra­tion d’origine, le minis­tère du Tra­vail. En plus de ses indem­ni­tés d’élue réglées par la mai­rie – 5.575 puis 6.424 euros men­suels à par­tir d’octobre 2002, sans comp­ter les défraie­ments –, elle per­ce­vait un salaire men­suel de 3.040 euros du minis­tère, auquel s’ajoutaient entre 1.000 et 2.000 euros de primes.

Pour quel tra­vail ? Jusqu’en avril 2002, la numé­ro 2 de la capi­tale, ins­pec­trice du tra­vail en chef de son état, était offi­ciel­le­ment mise à dis­po­si­tion du cabi­net de Mary­lise Lebran­chu, la ministre de la Jus­tice de Lio­nel Jos­pin, comme conseillère tech­nique puis comme char­gée de mis­sion. Entre les réunions inter­mi­nis­té­rielles, les notes à rédi­ger, les arbi­trages tech­niques et les per­ma­nences du week-end, les conseillers de ministre occupent l’un des emplois les plus haras­sants qui soient, et ceux de Mary­lise Lebran­chu n’échappaient pas à la règle. “Les gens de chez Vaillant (le ministre de l’Intérieur de l’époque, NDLR) pas­saient leur temps à nous canar­der, se rap­pelle un ancien de l’équipe. Il fal­lait pré­pa­rer la pré­si­den­tielle, on était tous au taquet.”

La suite