Le chef d’é­tat-major des armées dézingue la « régu­la­tion bud­gé­taire sau­vage » de Ber­cy

Le chef d’é­tat-major des armées dézingue la « régu­la­tion bud­gé­taire sau­vage » de Ber­cy

Ceux qui atten­daient un nou­veau chef d’é­tat-major des armées effa­cé, après le trau­ma­tisme de la démis­sion du géné­ral Pierre de Vil­liers fin juillet, en seront pour leurs frais. Devant les 550 par­ti­ci­pants de l’U­ni­ver­si­té de la défense, véri­table aréo­page du sec­teur mili­taire qui se réunit tous les ans début sep­tembre, le nou­veau chef d’é­tat-major Fran­çois Lecointre a mon­tré mar­di 4 sep­tembre qu’il n’a­vait pas l’in­ten­tion de renon­cer à la liber­té de parole de son pré­dé­ces­seur. Inter­ro­gé sur ses attentes sur la future revue stra­té­gique, qui doit fixer les objec­tifs des forces fran­çaises pour les pro­chaines années, le CEMA a tenu à faire pas­ser des mes­sages clairs. « La réa­li­té, c’est que l’ur­gence s’im­pose en matière de défense et de sécu­ri­té, a‑t-il mar­te­lé. Le minis­tère des armées ne peut pas se déro­ber à cette urgence. »

Pre­mier mes­sage fort : le nou­veau CEMA n’a aucune inten­tion de renon­cer à don­ner son avis sur les arbi­trages finan­ciers.  » Le chef d’é­tat-major des armées, parce qu’il porte les opé­ra­tions du minis­tère, porte aus­si, par fonc­tion, des res­pon­sa­bi­li­tés en matière de cohé­rence géné­rale, à la fois de la pro­gram­ma­tion et des enga­ge­ments bud­gé­taires », rap­pelle le géné­ral Lecointre, qui reven­dique un rôle majeur sur les inves­tis­se­ments, la pré­pa­ra­tion du bud­get, les res­sources humaines. Une façon de bien mon­trer que le poste de CEMA n’a rien per­du de ses pré­ro­ga­tives, mal­gré le psy­cho­drame de juillet.

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