Charles Maur­ras expli­qué aux enfants politiques

Charles Maur­ras expli­qué aux enfants politiques

Et l’Action fran­çaise eut enfin son petit caté­chisme maur­ras­sien. En ama­teurs de sym­boles, Sté­phane Blan­chon­net et la mai­son d’édition Nou­velle Marge ont choi­si le 14 juillet comme date de sor­tie de ce Petit dic­tion­naire maur­ras­sien, col­lec­tion enri­chie des chro­niques rédi­gées par l’auteur pour le men­suel Action fran­çaise. Ces textes, si courts (2 000 signes) qu’ils laissent un goût d’inachevé brossent, entre notules bio­gra­phiques et concepts clés, un pano­ra­ma de Charles Maur­ras au tra­vers de ses idées forces, de ses proches et de ses (rares) continuateurs.

Rédi­gés « en pen­sant aux jeunes mili­tants de l’Action fran­çaise et aux lec­teurs sans pré­ju­gés », ces articles devraient – c’est un vœu à la limite du pieux – inté­res­ser celles et ceux qui veulent d’opposer aux droites radi­cales avec effi­ca­ci­té, tant le « maître de Mar­tigues », comme il est de bon ton de sur­nom­mer l’idéologue de l’Action fran­çaise, a ins­pi­ré, bon an mal an, l’essentiel des mou­ve­ments ani­mant cette sen­si­bi­li­té poli­tique. Il est jusqu’aux hon­nis iden­ti­taires qui se rat­tachent aux thèses décen­tra­li­sa­trices et pro­vin­cia­listes du jeune Maur­ras, dis­ciple de Fré­dé­ric Mis­tral et du mou­ve­ment des félibres, en oubliant certes l’affirmation supé­rieure de la nation fran­çaise.

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