Quand Patrice Quar­te­ron donne une leçon de patrio­tisme à ceux qui haïssent la France

Quand Patrice Quar­te­ron donne une leçon de patrio­tisme à ceux qui haïssent la France

Cré­dits pho­to : Page Face­book de Patrice Quarteron

Patrice Quar­te­ron a rem­por­té une vic­toire impor­tante dans la dis­ci­pline de boxe Muay thai. Il a expri­mé une joie légi­time, en se revê­tant du dra­peau fran­çais. Mais selon ses détrac­teurs qui se sont déchaî­nés sur les réseaux sociaux, il a eu le tort de mêler les cou­leurs natio­nales à sa vic­toire, il a eu le tort d’af­fi­cher et de ver­ba­li­ser son patrio­tisme. Il leur a répon­du par un post des plus inté­res­sants : « Quand vous por­tez un dra­peau d’un pays où vous ne vivez pas, on vous dit « bra­vo, j’a­dore, c’est cou­ra­geux, c’est un signe d’ou­ver­ture. Quand on porte le dra­peau du pays dans lequel vous vivez, où vous payez vos impôts, avec lequel vous souf­frez, aimez, com­bat­tez, on vous dit : « t’es un chien, un putain de facho ». Je porte mon dra­peau fiè­re­ment. Et j’emmerde les fils de putes qui pré­fèrent se sen­tir amé­ri­cains, maro­cains, russes etc tout ça parce qu’ils vont en vacances une semaine dans un autre pays et reviennent en se sen­tant étran­gers à leur propre pays. Soyez patriotes et recon­nais­sant. Vous devez tout à la France. » Le ton viru­lent est propre aux réseaux sociaux, il est aus­si dû au carac­tère de ce spor­tif, ain­si qu’à la nature et à la véhé­mence des insultes essuyées.

Affi­cher les cou­leurs natio­nales, aimer son pays, assu­mer sa fier­té d’être fran­çais ont valu à Patrice Quar­te­ron de se faire trai­ter de facho, mais aus­si, et il y a plus à en dire, de « boun­ty » et de traître. Ces insultes sont deve­nues clas­siques quand il s’a­git de dési­gner les enfants d’im­mi­grés bien dans leurs bas­kets fran­çaises et aimant la France. Elles sont com­plé­tées par celles de « har­ki », de « col­la­beur », de « nègre de mai­son », termes dont j’ai été moi-même gra­ti­fiée. Elles ren­voient à une tra­hi­son sup­po­sée : celle de son vrai pays, celui des ori­gines, au béné­fice de son faux pays, celui où l’on vit. Elles sont les mani­fes­ta­tions des méta­stases indi­gé­nistes et gau­chistes de l’i­den­ti­té qui n’ont rien à leurs symé­triques identitaires.

La suite