Des dépu­tés macro­nistes cri­tiquent la baisse du bud­get de la Défense

Des dépu­tés macro­nistes cri­tiquent la baisse du bud­get de la Défense

Jean-Jacques Bri­dey, le pré­sident (LREM) de la Com­mis­sion de la défense natio­nale et des forces armées à l’As­sem­blée natio­nale Cré­dits pho­to : GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP

Le pré­sident de la com­mis­sion de la Défense natio­nale à l’As­sem­blée natio­nale « regrette » que le gou­ver­ne­ment demande 850 mil­lions d’eu­ros d’é­co­no­mies au minis­tère de la Défense, en 2017. Et ce, mal­gré la sévère mise au point d’Em­ma­nuel Macron.

La Grande Muette est-elle à l’o­ri­gine d’un début de fronde au sein de la Répu­blique en marche ? Par­fois pré­sen­tés comme « capo­ra­li­sés », plu­sieurs dépu­tés macro­nistes s’é­lèvent ven­dre­di contre l’in­ten­tion du gou­ver­ne­ment de réa­li­ser en 2017 l’é­qui­valent de 850 mil­lions d’eu­ros d’é­co­no­miesr au minis­tère de la Défense, avant une hausse pro­mise du bud­get dès 2018 qui devrait repré­sen­ter, en 2025, 2% de la richesse natio­nale.

Le pré­sident de la com­mis­sion de la Défense natio­nale et des forces armées à l’As­sem­blée natio­nale, Jean-Jacques Bri­dey, a « regret­té » ven­dre­di sur RFI les éco­no­mies récla­mées par le minis­tère des Comptes publics. « C’est un choix. Per­son­nel­le­ment, je le regrette, sur­tout quand je vois l’ex­pli­ca­tion qui a été don­née par Ber­cy, puis­qu’on nous dit qu’il faut faire 4 et quelques mil­liards d’é­co­no­mies (sur l’en­semble des minis­tères, NDLR) mais que dans le même temps, on ouvre 1,5 mil­liard d’ou­ver­ture de cré­dit pour la capi­ta­li­sa­tion d’A­re­va », a tan­cé le dépu­té macro­niste du Val-de-Marne.

«(…) Nos hommes risquent leur vie tous les jours sur les théâtres d’o­pé­ra­tion… On leur demande de faire des sacri­fices bud­gé­taires, des coupes bud­gé­taires, pour reca­pi­ta­li­ser une socié­té qui est certes impor­tante, mais on aurait pu trou­ver un autre moyen », a encore avan­cé l’an­cien socia­liste qui « com­prend » la colère du chef d’é­tat-major des armées, le géné­ral Pierre de Vil­liers. Pour Jean-Jacques Bri­dey « il y a néces­si­té quand même de tenir les 3% (de défi­cit, NDLR), donc il faut que tous les minis­tères y com­pris la Défense » contri­buent. « Est-ce que c’est à hau­teur de 850 mil­lions ? Le débat, main­te­nant, est clos », a‑t-il avan­cé.

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