Les roya­listes et la pro­tec­tion de l’en­vi­ron­ne­ment dans les années 70. Par­tie 2 : La bureau­tech­no­cra­tie et les mul­ti­na­tio­nales contre la nature et la
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Les roya­listes et la pro­tec­tion de l’en­vi­ron­ne­ment dans les années 70. Par­tie 2 : La bureau­tech­no­cra­tie et les mul­ti­na­tio­nales contre la nature et la

Le sou­ci envi­ron­ne­men­tal s’in­tègre dans la réflexion plus large sur les condi­tions de la vie en socié­té et celles de la péren­ni­sa­tion de la Cité néces­saire aux citoyens et à leurs liber­tés civiques, et, tout bon­ne­ment, au bon ordon­nan­ce­ment de la vie en socié­té elle-même : c’est une constante de la poli­tique des roya­listes (avec sans doute quelques excep­tions pour ces der­niers) de s’in­quié­ter de « ce qui doit durer », en par­ti­cu­lier en l’ab­sence angois­sante d’une dynas­tie qui ins­crive le temps du moment dans un temps plus long, en amont comme avec la pro­messe de l’a­val. En somme, les roya­listes assument une forme de régence idéo­lo­gique, « en atten­dant l’hé­ri­tier », et elle se marque par la volon­té de « pré­ser­ver l’hé­ri­tage » dont l’en­vi­ron­ne­ment, dans tous ses aspects et élé­ments, est une énorme part et, plus encore, le cadre de vie et de mou­ve­ment des socié­tés fran­çaises et humaines.

En 1971, l’on ne parle pas encore de « Trente glo­rieuses », ni de « Trente rava­geuses », mais les roya­listes rémois, eux, marquent leur défiance à l’é­gard, d’une part, d’une socié­té qui oublie les limites de la bio­sphère et, d’autre part, d’un État qui, pris dans le grand mou­ve­ment de la socié­té de consom­ma­tion confon­du, à tort, avec une juste pros­pé­ri­té (le gas­pillage est une forme de la déme­sure, de l’hu­bris, de la consom­ma­tion), ne sait com­ment réagir aux excès d’un sys­tème de plus en plus hégé­mo­nique. C’est ce que le Bul­le­tin d’AF Reims de jan­vier 1971 sou­ligne, dans une pers­pec­tive émi­nem­ment poli­tique et royaliste :

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