Je suis un peu per­du, Le Figa­ro vote Macron

Je suis un peu per­du, Le Figa­ro vote Macron

Les ambi­guï­tés du libéral-conservatisme

C’est peu dire que lun­di matin j’ai été sur­pris par l’é­di­to­rial d’A­lexis Bré­zet, patron du Figa­ro. Com­ment com­prendre que quelqu’un qui a tenu une ligne si cou­ra­geuse sur les ques­tions dites « socié­tales » notam­ment au moment de la loi Tau­bi­ra, appelle à voter Macron, chantre de la PMA pour toutes et mol adver­saire de la GPA, comme l’a rap­pe­lé l’autre jour Syl­viane Aga­zins­ki dans ce même jour­nal ? Com­ment peut-il refu­ser de voir que ce deuxième tour pose une ques­tion de civi­li­sa­tion et non pas d’abord de simple poli­tique éco­no­mique ? Ai-je mal lu ?

Les noces du Figaro

Je relis : « Bien sûr, entre la grippe et le cho­lé­ra, entre la pour­suite du déclin hol­lan­dais et la catas­trophe immé­diate – poli­tique, sociale et finan­cière – que serait une sor­tie uni­la­té­rale de l’euro, le choix va de soi. Le pro­jet éco­no­mique de Marine Le Pen est suf­fi­sam­ment insen­sé pour dis­sua­der de voter pour elle qui­conque serait ten­té de le faire pour d’autres rai­sons. » Alexis Bré­zet étant cer­tai­ne­ment un homme d’honneur, doué d’honnêteté intel­lec­tuelle, il ne peut être déter­mi­né par des inté­rêts de car­rière. Alors, com­ment com­prendre ce qui m’apparaît être une grave inco­hé­rence intel­lec­tuelle et morale ? Je conti­nue à cher­cher. Est-il atta­ché à ce point à Fran­çois Fillon qu’il veuille suivre à tout prix sa consigne de vote ?

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