Tra­gé­die en Égypte

Tra­gé­die en Égypte

Notre Semaine sainte, qui ras­semble cette année l’Église indi­vise, pro­tes­tants, catho­liques et ortho­doxes, s’est trou­vée endeuillée le dimanche des Rameaux, par deux atten­tats cruels qui ont tou­ché deux églises coptes en Égypte. Com­ment ne pas asso­cier cette double tra­gé­die à la Pas­sion du Sei­gneur que nous célè­bre­rons ven­dre­di, dans l’espérance de la résur­rec­tion de Pâques ? La dou­leur est bien là, même si elle a un sens que nous asso­cions à la dra­ma­tique divine. Nous savons aus­si que nos frères coptes égyp­tiens vivent sous la menace constante d’un ter­ro­risme qui a déjà fait de nom­breuses vic­times et qui conspire par­ti­cu­liè­re­ment à les chas­ser en ce moment de la pro­vince du Sinaï.

Le Pape se ren­dra en Égypte à la fin de ce mois et nous ne pou­vons qu’interpréter comme un aver­tis­se­ment, sinon comme une semonce, ce qui s’est pas­sé hier et qui revêt une extra­or­di­naire gra­vi­té. Fran­çois a immé­dia­te­ment réagi à l’événement en priant pour les vic­times mais aus­si pour celles de Stock­holm et de « la guerre qui aujourd’hui touche l’humanité ». Il a prié aus­si pour que la haine soit désar­mée. Dix-neuf jours avant son arri­vée au Caire, com­ment ne pas pen­ser que c’est l’Église indi­vise dans son ensemble qui vit le même drame ?

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