Au Sahel, les ter­ro­ristes veulent frap­per plus loin et plus fort

Au Sahel, les ter­ro­ristes veulent frap­per plus loin et plus fort

La menace n’est ni nou­velle ni sur­pre­nante, mais la piqûre de rap­pel du patron du ren­sei­gne­ment fran­çais n’est pas super­fé­ta­toire. Ber­nard Émié a le mérite de sou­li­gner que cette guerre oblique qui fait rage dans le Sahel et à laquelle les armées natio­nales – Bar­khane [la force de l’armée fran­çaise, qui inter­vient depuis 2012 au Sahel] et le G5 Sahel [nom don­né à la force conjointe des pays de la région, la Mau­ri­ta­nie, le Mali, le Bur­ki­na Faso, le Niger et le Tchad] – font face se fixe main­te­nant comme cibles la Côte d’Ivoire et le Bénin.

Ain­si selon Ber­nard Emié, le chef de la Direc­tion géné­rale de la sécu­ri­té exté­rieure (DGSE), Aqmi [Al-Qai­da au Magh­reb isla­mique, l’un des prin­ci­paux groupes ter­ro­ristes de la région] est sur le sen­tier de la guerre vers ces deux pays. Une réunion des caïds de ces orga­ni­sa­tions ter­ro­ristes quelque part au Sahel fil­mée cou­rant février 2020, et qui vient d’être dif­fu­sée par la sécu­ri­té exté­rieure fran­çaise, est venue étayer cette asser­tion [ces images montrent le chef d’Al-Qaida au Sahel, Iyad Ag Gha­li, son numé­ro deux, Ama­dou Kou­fa, et l’ancien chef d’Aqmi, tué par l’armée fran­çaise en juin 2020, Abdel­ma­lek Droukde. .

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