Affaire Trao­ré – Le patron de la gen­dar­me­rie réagit en sou­te­nant ses troupes

Affaire Trao­ré – Le patron de la gen­dar­me­rie réagit en sou­te­nant ses troupes

Dans un texte atten­du et digne d’un véri­table chef, adres­sé à l’ensemble des 100 000 mili­taires qu’il dirige, le direc­teur géné­ral de la gen­dar­me­rie, Chris­tian Rodri­guez, exprime son sou­tien total aux gen­darmes impli­qués dans l’arrestation d’Adama Trao­ré.

 Il en a pro­fi­té pour renou­ve­ler sa confiance en ses hommes confron­tés ces der­niers temps à des situa­tions dif­fi­ciles, ten­dues et déli­cates

Voi­ci le texte inté­gral, signé de sa main, que nous nous sommes pro­cu­ré

 » Vous avez tous pu consta­ter que l’affaire Ada­ma Trao­ré a connu de nou­veaux épi­sodes ces der­niers jours. L’enquête judi­ciaire est à l’instruction et je ne me livre­rai donc à aucun com­men­taire sur ses déve­lop­pe­ments. Pour autant, j’ai adres­sé et je sou­haite renou­ve­ler ici tout mon sou­tien et toute ma confiance à nos cama­rades impli­qués, ain­si qu’à leurs familles, qui tra­versent une période par­ti­cu­liè­re­ment dif­fi­cile au plan humain.

Le res­pect de leur pré­somp­tion d’innocence est un prin­cipe indé­pas­sable. Je rap­pelle éga­le­ment que l’intervention de nos cama­rades s’est faite dans un cadre légi­time et sous la direc­tion des magis­trats. En outre, cette inter­ven­tion fut sui­vie de plu­sieurs nuits d’émeutes, de dizaines de coups de feu contre les forces de l’ordre, au cours des­quelles les gen­darmes ne cédèrent à aucune pro­vo­ca­tion. Cela consti­tue la meilleure réponse à nos détrac­teurs.

De manière géné­rale, c’est à vous toutes et tous que je veux réaf­fir­mer ma confiance. Vous faites face très sou­vent sur le ter­rain, dans l’exercice de vos fonc­tions, à des situa­tions extrê­me­ment ten­dues et déli­cates. Je le sais. Nous le savons tous. Grâce à votre sang-froid, grâce à votre pro­fes­sion­na­lisme, et grâce aux prin­cipes appris lors de votre ins­truc­tion, vous êtes ame­nés régu­liè­re­ment à réta­blir ou mettre fin à des situa­tions qui dégé­nèrent. Il y a indis­cu­ta­ble­ment une part de fer­me­té et de force dans votre métier, une force qui se doit d’être tou­jours légi­time car confiée par l’État, donc dans notre fonc­tion­ne­ment démo­cra­tique par cha­cun de nos conci­toyens.

La suite