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Édi­to­rial de Marc Obre­gor , de l’inquotidien

J’ai trou­vé dans le n° 6 de « l’inquotidien », un sup­plé­ment numé­rique de l’Incorrect, ce coup de gueule robo­ra­tif, de Marc Obre­gor. La presse éli­taire nous offre sur les ondes un cas typique du pen­ser obli­ga­toire avec France Inter, vous savez ce média, héri­tier direct de Radio Paris, char­gé du par­ler « rebel bon pro­fil » de façon uni­voque avec des indi­gna­tions très ciblées.
Aujourd’hui la loghor­rée incon­ti­nente contre le peuple, incar­né avant la pan­dé­mie par les gilets jaunes, les­quels firent si peur aux bien-pen­sant, est diri­gée, contre les gueux incultes qui font confiance au pro­fes­seur Raoult. Je n’ai pas résis­té à la furieuse envie de sou­mettre ce texte au public de l’Action Fran­çaise.
Oli­vier Perceval

Vous allez me dire que la cible est un peu facile, mais enfin pour­quoi Guillaume Meu­rice, le balai à chiottes de France Inter, racle-t-il avec autant de com­plai­sance les basses fosses de la haine du peuple ? Dans une récente chro­nique il s’en prend sans sour­ciller aux « fans de Didier Raoult », dont il livre quelques micros-trot­toirs savam­ment décou­pés par son mon­tage habi­tuel, et lar­dés par ses propres rica­ne­ments de ves­tale hys­té­rique du sys­tème, entraî­nant der­rière lui les rires outrés, qui sonnent faux, de ses core­li­gion­naires, chro­ni­queurs et autres gras­seyants thu­ri­fé­raires de la Norme et de l’Odieux.


On se demande presque si France Inter, et la plu­part de ces médias qui cultivent l’égard du peuple ce mépris sys­té­ma­tique, ne sont pas ren­trés dans une sorte de pro­ces­sus d’autodestruction, par la grâce d’un maso­chisme total, d’une dégé­né­res­cence des ver­tus accé­lé­rée par ce lent pro­ces­sus de nul­li­fi­ca­tion qu’est la gauche déso­cia­li­sée, une simple idéo­lo­gie pour plu­meaux, agi­tée à la face des qui­dams pour mas­quer l’ordalie pénible des vitrines du Capital.


Mais enfin, qui sont ces gens ? Sont-ils vrai­ment per­sua­dés d’incarner la rai­son, le bien com­mun, face à un peuple borgne et sor­dide, face à la marée hai­neuse des Gilets jaunes et des conspi­ra­tion­nistes ? Ou sont-ils pure­ment veules et cyniques, agis­sant seule­ment aux ordres des ins­tances popu­li­cides qui les gou­vernent ? Fran­che­ment, pour prê­ter autant le bâton pour se faire battre, aller aus­si loin dans cette haine hideu­se­ment gri­mée en sar­casme, refu­ser toute nuance et enfer­rer son dis­cours dans un rica­ne­ment sys­té­ma­tique qui met dans le même sac sora­liens, catho­liques, ouvriers, sou­ve­rai­nistes et simples épris de bon sens, il faut tout sim­ple­ment avoir per­du la rai­son. Avoir per­du le sens du monde, per­ché dans une tour d’étrons, avoir per­du toute connexion avec la réa­li­té. On serait presque pei­né pour tous ces gens, qu’on soup­çonne de n’avoir en lieu et place d’organes que des sacs de furoncles et d’humeurs toxiques, habi­le­ment retri­co­tés en visages et en gri­maces fumeuses. Mais enfin, qui sont-ils, ces humo­ristes sinistres, ces fos­soyeurs de la nuance et de l’esprit, ces lau­da­teurs du Capi­tal mou, de la démo­cra­tie revan­charde, ces kapos voci­fé­rant ? Ce soir, j’ai presque envie de prier pour le salut de leur âme.