« TOLKIEN.…LES SONGES NOUS GUIDENT  » (1)

« TOLKIEN.…LES SONGES NOUS GUIDENT  » (1)

Par Fré­de­ric Poretti-Winkler 

Les mythes que nous tis­sons, même s’ils ren­ferment des erreurs, reflètent inévi­ta­ble­ment un frag­ment de la vraie lumière, cette véri­té éter­nelle qui est avec Dieu. » (J.R.R Tolkien)


Com­ment ne pas remon­ter au fond des âges dits « obs­curs », qui ne sont en fait que la pos­si­bi­li­té du tout, de l’humain comme des élé­ments de la créa­tion. De ces ins­tants d’une nature non poli­cée aux confins des mondes où règnent encore les divi­ni­tés et dieux mul­tiples, aux pre­mières péné­tra­tions du chris­tia­nisme. On découvre alors l’extrême adap­ta­tion des socié­tés nais­santes, aux périls et risques nom­breux, comme aux aven­tures mer­veilleuses. C’est là que par­mi les forêts vivent encore Elfes et Trolls, Gobe­lins et Orques divers. Ces mondes de l’imagination, des contes et légendes, nous habitent, enfin, pour ceux dont l’esprit s’évade et s’envole. Ceux pour qui la vie demeure dans le regard et l’écoute des mer­veilles de la nature, l’essence de la vie. Pour ceux dont la dimen­sion du monde n’est pas que maté­ria­liste, dont l’invisible est mul­tiple, éten­du et sou­ve­rain. Ce monde que Tol­kien nous a décrit et qui vit à tra­vers ses ouvrages mais pas que… 


Dans « La Com­mu­nau­té de l’anneau (Le Sei­gneur des Anneaux, Tome 1) », Tol­kien s’exprime à tra­vers ses per­son­nages : « Tout ce qui est or ne brille pas. Tous ceux qui errent ne sont pas per­dus. Le vieux qui est fort ne dépé­rit point. Les racines pro­fondes ne sont pas atteintes par le gel. Des cendres, un feu s’é­veille­ra. Des ombres, une lumière jailli­ra ; Renou­ve­lée sera l’é­pée qui fut bri­sée, Le sans-cou­ronne sera de nou­veau roi. » Une émis­sion récente met­tait en valeur la vie de Tol­kien : « Le fan­tas­tique fait pui­ser dans la réa­li­té afin d’être fas­ci­nant » (A la recherche du Hob­bit, Les Mondes de Tol­kien). Tol­kien nous fas­cine, fai­sant de son œuvre un hymne à la nature, à tra­vers ses inter­pré­ta­tions des contes et légendes médié­vales revi­si­tés par son esprit fer­tile. Les des­sins fan­tas­tiques qui ins­pi­rèrent les décors sont « une sorte d’alchimie, de mélange entre deux choses, il faut que la forme soit ima­gi­na­tive et fabu­leuse mais que la matière, les tex­tures et les cou­leurs soient réelles. Donc il faut regar­der, regar­der » dit l’excellent des­si­na­teur John Howe. Celui-ci, par­coure les espaces presque invio­lés de la Nou­velle Zélande où furent tour­nés les scènes du Sei­gneur des anneaux de Peter Jack­son. Tol­kien fait par­tie de notre uni­vers comme de nos idées proches. Il exprime ses pen­sées à tra­vers ses œuvres, comme il désigne l’adversaire dans les com­bats du « Sei­gneur des Anneaux ». L’adversaire est ce monde indus­triel, celui d’une course effré­née, dénon­cé jadis par Ber­na­nos, qui per­ver­tit les pay­sages et détruit l’environnement comme nos vies. Dans Le Sil­ma­ril­lion, au cha­pitre 8, dans « Le Cré­pus­cule de Vali­nor », on peut y lire : « Alors la Lumière Noire d’Ungoliant s’étendit jusqu’à noyer les racines des Arbres et Mel­kor s’élança sur la col­line. D’un coup de sa lance de ténèbres, il bles­sa chaque arbre jusqu’au cœur d’une plaie béante et la sève se mit à cou­ler comme du sang et se répan­dit sur le sol. Ungo­liant alors aspi­ra la sève et vint col­ler son bec noir sur les bles­sures jusqu’à ce qu’elles fussent exsangues. Puis le poi­son mor­tel qui cou­rait dans ses veines vint enva­hir les Arbres et des­sé­cha les racines, les branches et les feuilles, et ils mou­rurent. Ungo­liant avait encore soif et se jeta sur les Citernes de Lumière pour les assé­cher. A mesure qu’elle buvait, son corps exha­lait des vapeurs noi­râtres et s’enflait d’une manière si mons­trueuse et gigan­tesque que Mel­kor lui-même fut pris de peur ». C’est le fruit du Libé­ra­lisme, de l’argent-maître, qui cor­rompt comme sou­met les peuples à l’esclavage comme à la numé­ro­ta­tion des êtres.
Notre uni­vers est ailleurs, il est vrai, éter­nel comme bon et beau, il est la vie. C’est celui du royaume des fleurs et des plantes, aux mul­tiples essences, des plaines aux coteaux, abri­tant quelques ruines éparses, qu’abritent de vieux saules, que cour­tisent ronces et lierres. C’est l’infini des forêts pro­fondes et sombres, qu’entrecoupes quelques champs aux cultures variées, dont les étés par­fument l’approche des belles. C’est le monde de l’infiniment petit, des abeilles tra­vaillant inlas­sa­ble­ment à la vie par la pol­li­ni­sa­tion jusqu’au miel. Au-delà des uni­vers gris d’un monde consu­mé­riste : « Je ne dirai pas : ne pleu­rez pas, car toutes les larmes ne sont pas un mal » disait Tol­kien. Ce sont les oiseaux qui chantent, sous l’œil curieux des écu­reuils et les mul­ti­tudes oubliées. Mais aus­si les roches par­mi des grottes aux secrets enfouis, aux mon­tagnes mul­ti­sé­cu­laires, que des sources et cas­cades enve­loppes de doux bruits d’une eau qui nous apporte fraî­cheur et san­té. C’est cet uni­vers que l’on néglige, qui est « nous », notre vie, qui fait notre bon­heur et celui de nos des­cen­dances. C’est ce monde sous l’œil des cerfs aux larges bois tan­dis que court encore ours et loups (Fen­rir dans la mytho­lo­gie nor­dique) à l’affut des prises pour la régu­la­tion éco­lo­gique des mondes. La « Blanche Biche », comme disait la vieille chan­son, finit sur la table des convives parce que nous avons négli­gé sa défense, conti­nue­rons-nous ain­si ? Syl­ve­barbe, maître des Ents, s’exprime en ces mots : « Il fut un temps où Sarou­mane se pro­me­nait dans mes forêts. A pré­sent, il a un esprit de métal et de rouages et il ne se sou­cie plus des choses qui poussent » (Tol­kien). Le triomphe du bien sera natu­rel par les eaux, libé­rés grâce aux arbres, dont nous pou­vons faci­le­ment ima­gi­ner la souf­france aujourd’hui, comme nos terres, en ces temps de pol­lu­tion impu­nis. Nos actes quo­ti­diens forment ces petits cailloux qui peuvent enso­leiller l’existence, la nôtre comme celle de nos proches, Tol­kien s’exprime encore : « Sarou­mane pense que seul un grand pou­voir peut tenir le Mal en échec. Mais ce n’est pas ce que j’ai découvert…Je crois que ce sont les petites choses, les gestes quo­ti­diens des gens ordi­naires qui nous pré­servent du Mal. De simples actes de bon­té et d’a­mour ». Nous savons que le mal peut domi­ner, qu’il peut même don­ner l’illusion d’être irré­ver­sible mais qu’importe, même si la lutte semble déses­pé­rée voir inutile, nous mar­chons avec les siècles, avec cette sève, qui gui­dait jadis les leudes tom­bant avec Roland à Ron­ce­vaux. Ecou­ton­sAl­fred de Vigny : « Ames des Che­va­liers, reve­nez-vous encor ? Est-ce vous qui par­lez avec la voix du Cor ? Ron­ce­vaux ! Ron­ce­vaux ! Dans ta sombre val­lée. L’ombre du grand Roland n’est donc pas conso­lée ! » Rien n’est impos­sible, Jehanne l’a prou­vé lorsqu’elle fit face et retour­na une situa­tion per­due d’avance autour d’Orléans. Rien n’est écrit quand Bau­douin, le corps cou­vert de souf­frances, genoux à terre face aux tem­pliers, lan­ça son ost dans la marée musul­mane de Sala­din, écou­tons Tol­kien : « Comme ceux qui vivent des heures si sombres, mais ça n’est pas à eux de déci­der. Tout ce que nous pou­vons déci­der c’est que faire du temps qui nous est impar­ti. Il y a d’autres forces en œuvre dans ce monde à part la volon­té du Mal ». 
C’est une épo­pée dont les récits nous entraînent ailleurs mais pas tant fina­le­ment que cela, si nous repre­nions en main notre des­tin. Les che­va­liers de la Table ronde hantent notre mémoire occi­den­tale comme les récits des temps médié­vaux, où contaient fabliaux et chan­sons aux belles de jadis, trou­vères comme trou­ba­dours. Les che­va­liers jaillis­saient du creu­set popu­laire pour étendre la jus­tice et consti­tuer au fil des siècles, une noblesse vivant du « chant de l’épée », au ser­vice des autres. Tout est sym­bole et enga­ge­ment, tant sur la parole que sur les actes, l’anneau, la fidé­li­té, le bla­son, Tol­kien s’exprime en ces mots : « Le monde a chan­gé… Beau­coup de ce qui exis­tait jadis est per­du car aucun de ceux qui vivent aujourd’hui ne s’en sou­vient ». Le mal est engen­dré par des actes pro­mé­théens de mani­pu­la­tions géné­tiques dont cer­tains aujourd’hui aime­raient ouvrir la « boite à pan­dore », les robots mili­taires en sont un exemple. Tol­kien le dénonce avec la créa­tion des forces obs­cures dans le mélange des gobe­lins et des orques. Les fon­da­men­taux essen­tiels sont là, ceux de l’éternel com­bat entre le bien et les forces du mal, repré­sen­tés par le machi­nisme tech­nique à outrance, dans « Le Sei­gneur des Anneaux » comme la per­ver­si­té du pou­voir de l’argent, dans « Le Hob­bit, la bataille des 5 armées », Tho­rin dit : « Si plus de gens ché­ris­sait leur foyer plus que l’or. Ce monde serait un endroit plus joyeux ». Ce com­bat est celui de la chré­tien­té depuis la nuit des temps, entre les Tables de la loi et le veau d’or, entre l’invisible et le maté­ria­lisme, fina­le­ment entre la vie et la mort…


Selon Léo Car­ru­thers, médié­viste, John Ronald Reuel Tol­kien, après avoir étu­dié le latin et le grec, se pas­sion­na pour l’ancien ger­ma­nique, le gothique, l’ancien anglais puis les vieilles langues nor­diques des scan­di­naves. Il se plon­gea dans la lec­ture de l’Edda poé­tique, la gram­maire fin­noise décou­verte dans les textes mytho­lo­giques du Kale­va­la d’Elias Lönn­rot, La langue nor­roise (vieil islan­dais) fai­sait aus­si par­tie de ses pas­sions. J’ai encore en mémoire la Saga d’Egill, fils de Grimrle Chauve, disant : « La fin est tout. Main­te­nant encore, elle est au som­met de la gloire et attend. La vie s’écoule et je dois la quit­ter. Face à ma fin, non pas néan­moins dans le deuil et la détresse, mais d’un cœur viril ». Lisant la Saga de Njàll le Brû­lé, Tol­kien disait que : « les meilleures sagas sont les islan­daises, et pour dépeindre la vie et le carac­tère des hommes vaillants – de notre propre sang, qui sait – ont vécu et aimé, ont com­bat­tu, ont voya­gé, et sont morts. L’une des meilleures (…) est la Völ­sun­ga Saga – un récit étrange et glo­rieux (…). Il nous révèle le plus grand génie épique qui soit, pas­sant, par une lutte achar­née, de la sau­va­ge­rie à une totale et consciente huma­ni­té ». Les Trolls viennent de ces récits. La lit­té­ra­ture médié­vale était le jus même de son ins­pi­ra­tion. Il avait cet amour des mots, la recherche des racines, du sens comme de la forme, des expres­sions dis­pa­rues, de cette science nom­mée phi­lo­lo­gie (grec ancien φιλολογία, phĭlŏlŏgĭa). 


Il est inutile de dire que son esprit alla aus­si pui­ser dans l’antiquité grecque, puisqu’il en étu­dia la langue ancienne. Qui ne fré­mit aux noms des héros oubliés d’Hector à Achille, en pas­sant par Ulysse et les demi dieux de l’Olympe. Qui, chez ceux dont le sang boue dans les veines, n’entend pas le poème de Simo­nide de Céos « Pas­sant, va dire à Lacé­dé­mone que nous sommes morts ici… », au pas­sage des Ther­mo­pyles avec les spar­tiates de Léo­ni­das, dont on retrouve chez Tol­kien, les signes de bra­voure et sacri­fices. La trans­for­ma­tion des êtres en sta­tue de pierre avec les trolls, au cha­pitre II, dans Bil­bo le Hob­bit, nous ramène à Per­sée avec la Gor­gone ou Méduse (en grec ancien : Μέδουσα), et autres chi­mères…  
Dans ces mondes créés par Tol­kien, car­to­gra­phies et his­toires naissent, peuples et iden­ti­tés mêmes jusqu’aux langues elfiques proches du gaé­lique qu’il inven­te­ra par ailleurs en disant : « Les récits furent ima­gi­nés avant tout pour consti­tuer un uni­vers pour les langues et non pas le contraire ». Il va même très loin, avec ses dia­lectes et ses dif­fé­rences dans le « Haut elfique », comme le « Que­nya » qu’il créa vers 1915. Per­fec­tion­niste à sou­hait il dési­rait que sa langue soit vivante avec ses par­ti­cu­la­ri­tés, incli­nai­sons comme son pas­sé et son ave­nir, le Sil­ma­ri­lion en fut le fruit. Il se plon­gea dans les mythes, contes et légendes, dans un tra­vail pas­sion­né et infa­ti­gable, repre­nant le jus même des épo­pées médié­vales dans un creu­set que son esprit va reprendre à tra­vers ses œuvres abou­tis­sant à une créa­tion mytho­lo­gique ori­gi­nale sor­tie de sa propre ima­gi­na­tion. Tout y est, poèmes épiques et chants, où cha­cun se sent comme empor­té dans cette iden­ti­té venant du fonds des âges dans un ren­dez-vous vers la « Terre du milieu ». Je me sou­viens du film sur Pat­ton où devant Car­thage, par­lant des com­bats épiques avec les Romains, le géné­ral disait : « A tra­vers l’enfantement des siècles, dans les pompes et les vicis­si­tudes de la guerre, je me suis bat­tu ; j’ai lut­té déses­pé­ré­ment et mon sang a cou­lé des mil­liers de fois sous les étoiles. Sui­vant une route sans fin, cette lutte immé­mo­riale je l’ai menée sous tant de dra­peaux, tant de noms. Mais c’était tou­jours moi. » (George C. Scott incar­nant George Pat­ton). C’est tout un uni­vers qui s’articule avec ses pas­sions et ses récits, son roman­tisme et ses sagas, sorte de dimen­sion paral­lèle pour ceux qui suivent ses périples. Les prin­cesses ne manquent d’ailleurs pas, Eowyn l’elfe, les sym­bo­lise. Comme aus­si Arwen face aux cava­liers de l’apocalypse dont elle déchai­ne­ra les eaux, sym­bo­li­que­ment repré­sen­tés par des vagues de che­vaux, après des incan­ta­tions qui ne sont pas sans rap­pe­ler le lan­gage gaë­lique. L’enterrement de Theo­dred, épée en main, gisant sur le champ de bataille, retrou­vé par Eomer, demeure aus­si un moment fort, de la mytho­lo­gie che­va­le­resque émo­tion­nelle, sous le chant de sa sœur Eowyn. On entend dans la « La Com­mu­nau­té de l’Anneau » : « La mort n’est qu’un autre che­min qu’il nous faut tous prendre. Le rideau de pluie gri­sâtre de ce monde s’ou­vri­ra, et tout sera brillant comme l’argent… Alors vous les ver­rez… Les Rivages Blancs ! Et au-delà… la loin­taine contrée ver­doyante, sous un fugace lever de soleil ». Le magi­cien Gan­dalf rap­pel la pro­fon­deur de Mer­lin, sans par­ler des res­sem­blances avec le dieu Odin, dans les mêmes errances, lorsqu’il dirige contre Sarou­mane le com­bat au gouffre de Elm. Le com­bat sera ter­rible avec l’arrivée du Rohan avec la pré­pa­ra­tion de la charge par la harangue du roi Théo­den : « Game­lin, sui­vez l’é­ten­dard du roi au centre ! Grim­bold, menez votre com­pa­gnie à droite quand vous aurez pas­sé le mur ! En avant ! Ne crai­gnez aucune obs­cu­ri­té ! Debout ! Debout cava­liers de Theo­den ! Les lances seront secouées, les bou­cliers vole­ront en éclats, une jour­née de l’é­pée, une jour­née rouge avant que le soleil ne se lève ! … » Les cors de la cava­le­rie sonnent la charge, une bataille mythique com­mence. Ces sons qui déchirent les brumes du matin et qui reten­tissent du fond de l’histoire, de Roland à Ron­ce­vaux jusqu’aux batailles épiques. Les vers de Ver­laine pour­raient illus­trer l’instant : « Voix de l’Orgueil : un cri puis­sant comme d’un cor. Des étoiles de sang sur des cui­rasses d’or. On tré­buche à tra­vers des cha­leurs d’incendie…


Mais en somme la voix s’en va, comme d’un cor » (Ver­laine, Sagesse, XIX). La pré­sence d’Aragorn rap­pel Sieg­fried ou Sigurðr en vieux nor­rois, ou Sigurd, Edda de Snor­ri et la « légende des Nibe­lun­gen », inter­pelle nos sou­ve­nirs loin­tains du mas­sacre de 20.000 Bur­gondes par Atti­la au IVe où Ve siècle de notre ère. Remon­tant le Rhin, pas­sant par le châ­teau de Rhein­fels vers Worms, l’ancienne capi­tale de Bur­gon­die, notre esprit s’évade vers la tra­gique vie de Brun­hild. La pré­sence de l’anneau, la cape ren­dant invi­sible, le dra­gon Fàf­nir et les nains semblent res­sur­gir avec l’œuvre de Tol­kien.
Signa­lons l’arrivée pro­vi­den­tielle des morts errants dans les nimbes pour la « jour­née de l’épée, une jour­née rouge », suite à la charge des « Rohir­rim » à la bataille des champs du Pelen­nor. La mytho­lo­gie semble domi­ner mais n’y a‑t-il pas pas aus­si, une part de rêve dans notre exis­tence et que serions-nous sans cela ?

(A suivre)