Que pen­ser de toute cette crise du COVID-19 ?

Que pen­ser de toute cette crise du COVID-19 ?

Par Fer­nand Dartois

Notre très cher cama­rade Fer­nand Dar­tois s’interroge à juste titre sur cette pan­dé­mie qui sur­vient oppor­tu­né­ment à la veille d’un krach bour­sier gigan­tesque, atten­du par la plu­part des obser­va­teurs finan­ciers et éco­no­miques mon­diaux. Pour autant, sans prê­ter le flanc à l’accusation, désor­mais bien com­mode pour nos diri­geants, de soup­çon­ner un quel­conque com­plot d’illuminatis, il se contente de sou­mettre notre saga­ci­té à des inter­ro­ga­tions sommes toutes bien légi­times, compte tenu du spec­tacle éton­nants auquel nous sommes tenus d’assister. En effet, dans un cli­mat de culpa­bi­li­sa­tion extrême de ceux (le peuple, bien sûr) qui ne sui­vraient pas des consignes pour­tant contra­dic­toires, on assiste à une pali­no­die de nos diri­geants poli­tiques, telle qu’il faut conclure à de l’incompétence chro­nique ou bien à une volon­té poli­tique obs­cure non dénuée de cynisme. (Ndlr)

C’est une inter­ro­ga­tion qui me tra­verse depuis plu­sieurs semaines et depuis qu’on a com­men­cé à entendre par­ler de ce « Coro­na­vi­rus » et de ses effets sur la région de Wuhan en Chine.En effet, contrai­re­ment à la crise du SRAS en 2002 et à celle du H1N1 en 2009, cette fois-ci, les chi­nois ont été confi­nés chez eux. Par ailleurs, l’État Chi­nois semble avoir été dis­po­sé à four­nir des infor­ma­tions rela­ti­ve­ment juste. Si l’évolution de l’attitude chi­noise peut s’expliquer par le temps qui passe et l’ouverture lente et pro­gres­sive du régime com­mu­niste chi­nois, le confi­ne­ment et sa publi­ci­té sont plus déli­cats à com­prendre. Le confi­ne­ment à Wuhan a débu­té le 23 jan­vier alors qu’il y avait moins de 500 per­sonnes tou­chées. Il a été total à par­tir du 17 février, alors qu’il y avait près 60.000 per­sonnes offi­ciel­le­ment conta­mi­nées. Il se ter­mine en ce moment, le 20 mars alors que­plus de 81.000 per­sonnes ont été atteintes par la mala­die, et que pour l’heure, 3250 per­sonnes sont décé­dées (soit un taux de léta­li­té pro­vi­soire de 4%, mais qui devrait sans doute conti­nuer à mon­ter un peu, puisque seule­ment près de 71300 sont déjà guéries(source : https://github.com/CSSEGISandData/COVID-19 ; voir figure 1).

Figure 1 – nombre de cas cumu­lés sur la Chine

Depuis main­te­nant quelques semaines, la psy­chose a démar­ré en France à par­tir du confi­ne­ment total à Wuhan. Les pays du monde entier craignent l’arrivée de cette mala­die sur leur sol, l’OMS déclare qu’il s’agit d’une pan­dé­mie, et nous voyons pro­gres­si­ve­ment chaque pays pas­ser au mode confi­ne­ment (Ita­lie, France, Espagne, etc.). Lors de la pan­dé­mie de H1N1 en 2009, il y avait eu des achats mas­sifs de vac­cins, mais pas de confi­ne­ment ; il est vrai qu’à l’époque il y avait un vac­cin dis­po­nible, ce qui ne semble pas le cas ici (nous allons voir que ce n’est peut-être pas vrai). Il faut noter que cette pan­dé­mie de H1N1 avait alors tou­ché plus de 1,6 mil­lions de per­sonnes. On doit être plus pru­dent sur le nombre de morts, puisqu’il oscille entre 18.000 et 280.000(https://www.lemonde.fr/planete/article/2012/06/26/la-grippe-h1n1-quinze-fois-plus-meurtriere-que-les-chiffres-officiels_1724579_3244.html et https://journals.plos.org/plosmedicine/article?id=10.1371/journal.pmed.1001558) ! Pour l’épidémie actuelle, même si l’Italie pré­sente un niveau anor­ma­le­ment éle­vé de mor­ta­li­té (envi­ron 10%), le taux de mor­ta­li­té mon­diale n’est pour l’heure que de 4,1% en inté­grant l’Italie (qui est aty­pique), voire de 3,2% en excluant celle-ci, il des­cend même à 2,8% si on enlève éga­le­ment la Chine. Pour­quoi une telle psy­chose géné­ra­li­sée pour une mala­die qui tue, certes, mais qui tue rela­ti­ve­ment peu, par rap­port à une mala­die telle que le H1N1 (chiffres à prendre avec pré­cau­tions) ou par rap­port au SRAS de 2003 (qui était visi­ble­ment moins conta­gieux), par exemple ou d’autres, voir figure 2.

Figure 2 – léta­li­té et conta­gio­si­té com­pa­rée (atten­tion à l’échelle ver­ti­cale non homogène)

Le doc­teur Jean-Domi­nique Michel, anthro­po­logue de la san­té, expert dans les pro­ces­sus de salu­to­ge­nèse et de réta­blis­se­ment, rap­pelle que chaque année, ce sont envi­ron 2,5 mil­lions de morts dans le monde du fait des affec­tions res­pi­ra­toires (http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/18/covid-19-fin-de-partie-305096.html) ! Il n’hésite pas à employer le terme de psy­chose pour évo­quer la situa­tion actuelle, tout en pre­nant les pré­cau­tions tech­niques qui s’imposent à un scien­ti­fique. Notons par ailleurs, que lors d’une épi­dé­mie de grippe, au moment du pic, on peut avoir jusqu’à 150.000 per­sonnes PAR JOUR, comme en 1988 par exemple (http://www.sentiweb.fr/france/fr/?page=table)qui sont conta­mi­nées, avec un taux de léta­li­té de 0,1% (donc beau­coup plus faible). Il faut aus­si savoir que sur les 10 der­nières années, sur les mois de décembre à mars, ce sont plus de 1650 per­sonnes qui décèdent en moyenne PAR JOUR (https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/000436394). A la date du 20 mars, veille de début de rédac­tion du pré­sent article, le nombre de nou­velles per­sonnes infec­tées par le Coro­na­vi­rus en France était de 1779, et on déplo­rait 207 nou­veaux décès.

Figure 3 – Conta­mi­na­tion quo­ti­dienne par la grippe depuis 1984 et sur la décen­nie 2010 – 2019

(atten­tion à l’échelle hori­zon­tale qui com­porte une cou­pure entre la S13 et la S45)

Figure 4 – Nombre de décès quo­ti­diens sur la décen­nie 2010 – 2019

Ce qui ne laisse pas d’étonner, c’est le sou­hait impé­rieux de nos diri­geants à nous pro­té­ger d’une mala­die. Ces chers diri­geants qui sont sou­mis aux forces de l’argent, et se sou­cient si peu de notre sort, qu’à l’époque de Fran­çois Hol­lande, ce sont 17500 lits qui ont été fer­més, et depuis 2017, Macron a eu le temps d’en fer­mer plus de 4000 ! Au pas­sage ce der­nier n’a eu aucun état d’âme à faire « gazer » les soi­gnants lorsque ceux-ci mani­fes­taient contre la dégra­da­tion de leurs condi­tions de tra­vail ! Et tout à coup, ce brave pré­sident se pré­oc­cupe de notre sort !

Mais que s’est-il pas­sé à Wuhan que les auto­ri­tés savent et que nous ignorons ?

Si nous igno­rons le fond du fond de cette affaire, nous avons tout de même un cer­tain nombre d’éléments. D’abord, ce coro­na­vi­rus n’est pas le pre­mier. En 2002, c’est déjà un coro­na­vi­rus qui avait été à l’origine de l’épidémie de SRAS (Syn­drome Res­pi­ra­toire Aigu Sévère). De nom­breuses études avaient été menées à l’époque, ce qui a don­né lieu au dépôt d’un bre­vet euro­péen, réfé­ren­cé EP1694829B1, dont on entend par­ler sur les réseaux sociaux. Au cours de l’étude qui avait été menée à l’époque, les cher­cheurs s’étaient ren­du compte que le vac­cin de la rou­geole avait une cer­taine effi­ca­ci­té pour limi­ter le virus. Ce nou­veau Covid-19 (c’est le nom dont le l’OMS a bap­ti­sé ce Coro­na­vi­rus) n’est pas le même que celui de 2002, mais c’est peut-être un cou­sin issu de ger­main, ce vac­cin a donc peut-être éga­le­ment une effi­ca­ci­té contre le virus, mais pour l’heure, rien de tel n’a été évo­qué, ce n’est donc pas une cer­ti­tude, voire, c’est une erreur de le penser.

Ce que nous savons éga­le­ment, c’est qu’un labo­ra­toire P4 a été ins­tal­lé à Wuhan en par­te­na­riat avec la France. Le tra­vail a démar­ré sous Sar­ko­zy en 2011 à la suite d’un accord inter-gou­ver­ne­men­tal signé en 2004, sous Chi­rac. Le labo­ra­toire a été inau­gu­ré, sous Hol­lande, par Ber­nard Caze­neuve(https://vk.com/doc564498515_543115974?hash=550564e0d8eb54700e&dl=2218451729f532f1b4) en pré­sence de Yves Lévy, PDG de l’INSERM à l’époque, et époux d’Agnès Buzyn, ministre de la san­té de 2017 jusqu’à la sex­tape de Ben­ja­min Gri­veaux le 16 février 2020. Ce labo­ra­toire a été construit notam­ment pour tra­vailler sur ces fameux coro­na­vi­rus à la suite de la crise du SRAS de 2002 – 2003.

Il est impos­sible de savoir pré­ci­sé­ment ce qui s’est pas­sé à Wuhan au labo­ra­toire P4. L’objet des recherches étant par essence secret, on ne peut que se perdre en conjec­tures. Il y a 2 hypo­thèses pos­sibles, qui ne sont peut-être pas contra­dic­toires entre elles. La pre­mière serait qu’il y a eu un « acci­dent » dans le labo­ra­toire et que par un homme ou par un ani­mal, le virus a pu sor­tir. Deuxième hypo­thèse, les virus ou coro­na­vi­rus étant com­plè­te­ment natu­rels, il est arri­vé par l’intermédiaire du mar­ché aux ani­maux évo­qué par les médias au tout début de l’épidémie. Néan­moins, il sem­ble­rait que la 2e hypo­thèse soit aujourd’hui bat­tue en brèche. S’il faut croire les révé­la­tions du jour­nal Ouest-France (https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/82945/reader/reader.html#!preferred/1/package/82945/pub/117263/page/9) le tout pre­mier cas humain n’a pas fré­quen­té le mar­ché aux ani­maux de Wuhan. D’après les ana­lyses du génome du SRAS-CoV‑2 (l’autre nom du Covid-19) montre qu’il est très proche du SRAS-CoV res­pon­sable de l’épidémie de 2002. D’après ces études, il sem­ble­rait que notre coro­na­vi­rus soit éga­le­ment très proche d’un virus RaTG13 iden­ti­fié chez la chauve-sou­ris et encore plus proche d’un virus iden­ti­fié chez le Pan­go­lin. Les cher­cheurs pen­che­raient pour une recom­bi­nai­son entre les virus à l’occasion d’une conta­mi­na­tion conco­mi­tante du même orga­nisme (chauve-sou­ris, pan­go­lin ou autre ?). Est-ce que les tra­vaux laissent craindre aux cher­cheurs des muta­tions encore plus dan­ge­reuses ? Néan­moins, le Pr Didier Raoult, expert mon­dial en mala­dies trans­mis­sibles (plus de 2000 publi­ca­tions dans des revues scien­ti­fiques diverses), évoque depuis le 25 février der­nier la pos­si­bi­li­té de le trai­ter. Il a même par­lé de l’infection res­pi­ra­toire la plus facile à trai­ter de l’histoire ! Il est depuis lors membre du « conseil scien­ti­fique » du pré­sident Macron, et exprime à quel point, il est peu écou­té au sein de ce conseil !

On en vient au point sui­vant : que pen­ser de la réac­tion des poli­tiques dans le monde ? Cette réac­tion, compte tenu des élé­ments évo­qués pré­cé­dem­ment, semble dis­pro­por­tion­née. Elle semble affec­ter cepen­dant la plu­part des diri­geants dans le monde, on ne peut donc émettre une cri­tique à l’encontre du seul gou­ver­ne­ment fran­çais, il y aurait là une forme d’injustice. Néan­moins, les diri­geants poli­tiques sont des hommes comme les autres, et peuvent, à ce titre, se lais­ser sub­mer­ger par une atmo­sphère géné­rale, et adop­ter la même réac­tion que les autres sans qu’il y ait de fon­de­ment ration­nel der­rière. Dans une telle situa­tion, la ques­tion qui me vient à l’esprit est : « à qui pro­fite le crime ? » Mais de quel crime s’agit-il ? La réa­li­té du virus, et son exis­tence acci­den­telle (soit par mère nature dans la faune sau­vage, soit par mère nature dans un labo­ra­toire) ne consti­tue pas en soi un crime. En effet, si l’on en croit le Dr Michel, la léta­li­té du coro­na­vi­rus, si on détec­tait toutes les per­sonnes malades, serait plu­tôt de l’ordre de 0,3% (http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/18/covid-19-fin-de-partie-305096.html). Mère Nature n’a donc pas créé quelque chose de réel­le­ment méchant. On est loin d’Ébola ou de la Peste Noire !

En revanche, le crime réel pour­rait peut-être plu­tôt être la publi­ci­té qui a été faite autour de ce virus. Mais alors qui aurait inté­rêt à cela ? Et quel serait le béné­fice atten­du ? On ne peut ici que se répandre en conjec­tures. Ce qui s’est pas­sé en Chine, avec le confi­ne­ment, peut dura­ble­ment cas­ser sa crois­sance éco­no­mique et l’empêcher d’accéder à la pre­mière place mon­diale. Des trai­te­ments médi­caux connus, mais peu déployés, mal­gré une recherche coû­teuse, pour­raient trou­ver leur effi­ca­ci­té dans la lutte contre le COVID-19, comme c’est le cas d’unmédicament déve­lop­pé contre Ébo­la, le REGN-EB3 et qui sem­ble­rait avoir une cer­taine effi­ca­ci­té contre le Coro­na­vi­rus, ou bien encore le Kale­tra, l’un des médi­ca­ments anti-VIH, lui aus­si déve­lop­pé aux États-Unis, comme le révé­lait Ego­ra, « le pano­ra­ma du méde­cin » le 5 février der­nier (https://www.egora.fr/actus-medicales/cancerologie/55571-coronavirus-le-point-sur-les-pistes-de-traitements). Enfin, les contraintes mises en place par les États va cas­ser leur crois­sance et pro­vo­quer une crise mon­diale, ce qui dédoua­ne­ra les mar­chés finan­ciers qui étaient en sur­chauffe et qui mena­çaient de toute façon de s’effondrer comme en 2008 et faire entrer à nou­veau le monde dans une réces­sion. Il y a peut-être encore d’autres hypo­thèses à étu­dier… Nous ne serons capables d’en savoir plus que dans de nom­breuses années, quand notre temps sera entré dans l’Histoire !

L’État Fran­çais, dont le chef est un ancien ban­quier de chez Roth­schild, n’est par ailleurs pas en reste sur les inco­hé­rences. En effet, le 25 février, le Pr Raoult, un des plus grands spé­cia­listes au monde du trai­te­ment des mala­dies trans­mis­sibles, publiait une vidéo dans laquelle il évo­quait les résul­tats encou­ra­geants obte­nus grâce à l’hydroxychloroquine (nom com­mer­cial : Pla­que­nil) connue depuis 1955 et déri­vée d’un anti-palu­disme, la chlo­ro­quine (nom com­mer­cial : niva­quine) et connu depuis 1949. Il avait fait ses essais après la paru­tion d’une étude chi­noise sur la chlo­ro­quine parue quelques temps aupa­ra­vant. Beau­coup de « spé­cia­listes » lui sont tom­bés des­sus, à com­men­cer par les jour­na­listes qui ont aus­si­tôt par­lé de Fake News (je me sou­viens moi-même m’être fait avoir par cette fake « fake news »). Ils ont même été relayés­pen­dant quelques heures par le minis­tère de la san­té. Or la réac­tion du gou­ver­ne­ment, en très mau­vaise pos­ture, lui per­met de stop­per défi­ni­ti­ve­ment le mou­ve­ment des gilets jaunes, arrê­ter la réforme des retraites qui deve­nait de plus en plus dif­fi­cile à faire pas­ser et redo­rer son bla­son, en par­ti­cu­lier, celui de son pré­sident qui peut désor­mais appa­raître comme le Sau­veur de la Nation, comme le laisse entendre cette image dif­fu­sée par la CGT, le 13 mars der­nier (https://www.facebook.com/457316367752668/posts/1636812189803074/).

Par ailleurs, le gou­ver­ne­ment, connais­sant la phrase de Clé­men­ceau, « quand je veux enter­rer une affaire, je crée une com­mis­sion », a eu la bonne idée d’intégrer le Pr Raoult à son comi­té scien­ti­fique, ce qui a per­mis de l’isoler tout en don­nant l’illusion qu’on pre­nait son avis en compte. Dans le même temps, l’Etat auto­ri­sait d’intégrer la chlo­ro­quine dans les pro­to­coles d’essais cli­niques pour iden­ti­fier un remède au Coro­na­vi­rus. Main­te­nant, l’État va pou­voir pécher par un excès de prudence.

On en arrive aux véri­tables reproches que l’on peut adres­ser à l’État. La pre­mière remarque qui me vient à l’esprit, c’est de voir à quel point l’État nous consi­dère comme des mineurs et à quel point nous sommes capables d’exiger de lui qu’il soit notre pro­tec­teur abso­lu. Nous sommes comme des enfants qui repro­che­rions à notre père le fait que nous puis­sions être malade. Je trouve cette situa­tion inquié­tante car elle est le symp­tôme de décen­nies de déres­pon­sa­bi­li­sa­tion des citoyens qui ne sont plus capables de se prendre en main et attendent tout de l’État.

Un pre­mier reproche réel­le­ment légi­time qu’on pour­rait adres­ser à l’État, c’est la façon dont il a depuis des années dégra­dé le fonc­tion­ne­ment de l’Hôpital Public, sou­mis à la logique finan­cière de Ber­cy, impo­sée par les dogmes bruxel­lois de libé­ra­li­sa­tion à outrance et de réduc­tion des défi­cits bud­gé­taires. Ain­si, depuis près de 10 ans ce sont plus de 21.000 lits d’hôpital qui ont été fer­més ! Par ailleurs, ces logiques bud­gé­taires ont trou­vé leur paroxysme dans la volon­té de l’État de réduire les stocks de masques pour éco­no­mi­ser 15 mil­lions d’euros ! Or ces masques font aujourd’hui cruel­le­ment défaut au per­son­nel soi­gnant, mais aus­si aux forces de l’ordre ! On peut aus­si évo­quer les fron­tières ouvertes à tous les vents du fait d’une part de la mon­dia­li­sa­tion, mais sur­tout de l’espace Schen­gen qui nous inter­dit de pro­té­ger notre ter­ri­toire natio­nal au sein de l’Union Euro­péenne. Par cet espace com­plè­te­ment libre, cha­cun peut cir­cu­ler libre­ment et trans­por­ter avec lui toutes les mala­dies pos­sibles, sans que l’Étatpuisse pro­té­ger le ter­ri­toire natio­nal. Ces fron­tières sont si pro­tec­trices que la nou­velle pré­si­dente de la Com­mis­sion Euro­péenne, Ursu­la Von Der Leyen, a déci­dé de fer­mer l’espace Schen­gen le 17 mars, pour une durée de 30 jours (https://www.schengenvisainfo.com/fr/actualites/lue-decide-de-fermer-toutes-les-frontieres-de-lespace-schengen-pendant-30-jours/).

Un der­nier élé­ment, c’est la décla­ra­tion d’Agnès Buzyn qui est hal­lu­ci­nante(https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/03/17/entre-campagne-municipale-et-crise-du-coronavirus-le-chemin-de-croix-d-agnes-buzyn_6033395_823448.html) ! Le 17 mars elle révé­lait au jour­nal Le Monde : « Quand j’ai quit­té le minis­tère, je pleu­rais parce que je savais que la vague du tsu­na­mi était devant nous. Je suis par­tie en sachant que les élec­tions n’au­raient pas lieu. […] Depuis le début je ne pen­sais qu’à une seule chose : au coro­na­vi­rus. On aurait dû tout arrê­ter, c’é­tait une mas­ca­rade. La der­nière semaine a été un cau­che­mar. J’a­vais peur à chaque mee­ting. [J’ai aver­ti le Pre­mier Ministre dès] le 30 jan­vier que les élec­tions ne pour­raient sans doute pas se tenir. » Elle révèle beau­coup de choses et en cache beau­coup d’autres. La pre­mière, c’est qu’Agnès Buzyn en savait vrai­sem­bla­ble­ment beau­coup, puisque dès le 30 jan­vier elle voyait arri­ver l’épidémie. Com­ment pou­vait-elle le savoir ? En Chine, le confi­ne­ment était en place depuis 1 semaine déjà, et sur la base des expé­riences pas­sées ces 20 der­nières années, on aurait pu croire que cela serait res­té confi­né à Wuhan… N’oublions pas que son mari est un ancien PDG de l’INSERM et qu’il est impli­qué dans le labo­ra­toire P4 de Wuhan. Par ailleurs, si elle a réel­le­ment pré­ve­nu le Pre­mier Ministre, cela le rend cou­pable de n’avoir rien fait pour anti­ci­per la crise. Ce n’est que 45 jours plus tard que des actions ont été menées ! Et à ce moment-là, nous étions accu­lés, dos au mur ! On peut se deman­der si elle ne déclare pas éga­le­ment tout cela pour se pro­té­ger au cas où des com­mis­sions d’enquêtes, plus tard, vien­draient poser des ques­tions, et pour­raient la mettre en cause. Par cette décla­ra­tion, elle se dédouane…

Enfin, le der­nier point des reproches qu’on peut adres­ser envers le gou­ver­ne­ment concerne le trai­te­ment. Le 25 février, le Pr Didier Raoult (https://www.youtube.com/watch?v=8L6ehRif-v8) dif­fu­sait une vidéo dans laquelle il indi­quait que la Chlo­ro­quine était effi­cace contre les coro­na­vi­rus, à la suite de tra­vaux réa­li­sés par les méde­cins chi­nois, sur la base de ses conseils. Il a par la suite trai­té des patients à l’Hôpital de Mar­seille, les­quels ont été gué­ris en 6 jours ! La dépu­tée Valé­rie Boyer, qui avait contrac­té le Covid-19, est allée se faire soi­gner le 16 mars, comme tout mar­seillais le peut, au CHU (https://www.rtl.fr/actu/politique/coronavirus-testee-positive-valerie-boyer-traitee-a-la-chloroquine-7800296833), et elle témoigne de l’amélioration de son état de san­té (https://www.facebook.com/valerieboyer13/posts/1335046093361519). Aujourd’hui, beau­coup de pays dans le monde com­mencent à adop­ter ce trai­te­ment en urgence, tout en lais­sant l’ensemble des pro­ces­sus régle­men­taire se faire en paral­lèle afin de sau­ver des vies, mais en France, il n’en va pas de même ! On enterre le Pr Raoult dans une com­mis­sion appe­lée « Conseil Scien­ti­fique », et main­te­nant on se fait un impé­ra­tif de suivre les pro­to­coles de trai­te­ment avant de prendre le risque de soi­gner les patients avec un médi­ca­ment connu depuis 60 ans, et uti­li­sé sans ordon­nance jusqu’en jan­vier der­nier ! Pour les patients qui sont en train de mou­rir, vaut-il mieux tes­ter la Chlo­ro­quine ou les lais­ser mou­rir ? A prio­ri, le gou­ver­ne­ment semble opter pour la 2e option ! Au nom du prin­cipe de pré­cau­tion ! C’est mer­veilleux, ce prin­cipe de pré­cau­tion… En son nom, on confine tout le monde, même les gens sains, et en son nom, on n’essaie pas de sau­ver des vies ! L’Etat qui pré­tend se pré­oc­cu­per de notre sort en nous confi­nant, n’hésite pas à sacri­fier des fran­çais en refu­sant de trai­ter une mala­die avec un médi­ca­ment simple à fabri­quer et peu oné­reux… M. Macron, ancien membre de la banque Roth­schild a‑t-il d’autres inté­rêts à défendre pour le trai­te­ment des mala­dies ? Petite remarque finale au pas­sage, le Pr Raoult indique que le confi­ne­ment est tota­le­ment inutile, et il s’appuie sur ce qui s’était pro­duit au début du XXe siècle lors de l’épidémie de cho­lé­ra à Mar­seille, et rap­por­té par Jean Gio­no dans « Le hus­sard sur le toit ». Son conseil : diag­nos­ti­quer et trai­ter (https://www.youtube.com/watch?v=n4J8kydOvbc&t=16s)!

Au-delà de tous ces élé­ments, il res­sort tout de même des élé­ments posi­tifs. Tout d’abord d’un point de vue poli­tique. La pro­pa­ga­tion à grande échelle de cette mala­die est lar­ge­ment favo­ri­sée par la Mon­dia­li­sa­tion d’une part et par la sup­pres­sion des fron­tières pro­tec­trices d’autre part ! Il est d’ailleurs « amu­sant » de noter à cet égard que c’est exac­te­ment le mode de fonc­tion­ne­ment bio­lo­gique du coro­na­vi­rus : il rentre dans les cel­lules en détrui­sant la bar­rière de pro­tec­tion… Ce qu’on constate éga­le­ment, c’est que lorsqu’il y a des crises majeures, les Etats cherchent d’abord à se pro­té­ger en essayant de résoudre les pro­blèmes eux-mêmes, et s’ils n’y par­viennent pas, ils font appel à d’autres Etats pour les aider, comme l’Italie avec la Rus­sie (https://www.lefigaro.fr/international/l‑armee-russe-va-envoyer-de-l-aide-en-italie-20200322). Ce sont bien les rela­tions bila­té­rales d’Etat à Etat qui per­mettent de résoudre des pro­blèmes cri­tiques, et non pas des rela­tions mul­ti­la­té­rales telles que l’Union Euro­péenne les « désor­ga­nise » qui peuvent aider l’Italie ! Les fonc­tions réga­liennes sont res­tau­rées dans leur prin­cipe, même si nos ins­ti­tu­tions ne peuvent pas les exer­cer. Par ailleurs, der­nier aspect poli­tique, des lois scé­lé­rates ont subi un véri­table coup d’arrêt (retraite, pri­va­ti­sa­tions, ventes de fleu­rons fran­çais à la découpe, bioéthique, …).

Un autre élé­ment posi­tif, c’est le retour au réel de la vie ordi­naire : les rela­tions entre clients et four­nis­seurs, entre grandes, moyennes et petites entre­prises natio­nales, la sagesse des assu­reurs comme des ban­quiers de proxi­mi­té qui mesurent mieux com­bien leur sort dépend du main­tien en vie de leurs clients ici sur place, le cré­dit acquis par une pro­duc­tion ali­men­taire proche des gens, indé­pen­dante des lob­bys chi­miques amé­ri­cains, la décou­verte des ver­tus de la sub­si­dia­ri­té dans la loca­li­sa­tion des acti­vi­tés. C’est la vic­toire aus­si des cam­pagnes et des pro­vinces, qui reprennent le che­min d’une auto­no­mie par rap­port à la capi­tale. Ce sont les gens de notre quo­ti­dien, les ouvriers, qui font mar­cher la France. Jus­tice leur soit rendue !

L’autre dimen­sion posi­tive est, para­doxa­le­ment, l’aspect social. Tout d’abord, les familles, habi­tuées à vivre à 100 à l’heure ont ain­si l’opportunité de se retrou­ver pour pas­ser beau­coup de temps ensemble. C’est l’occasion de recréer des liens qui ont pu par­fois être abî­més par les années et la force des habi­tudes. C’est aus­si l’occasion de prendre le temps de télé­pho­ner à de la famille ou des amis dont on est phy­si­que­ment éloignés.

Enfin, le der­nier aspect est spi­ri­tuel. L’attitude des évêques a été pour le moins décon­cer­tante au début de la crise… Autre­fois, quand il y avait une épi­dé­mie, l’Eglise orga­ni­sait des pro­ces­sions, des neu­vaines, etc. Mais cette fois, leur atti­tude a sem­blé indi­quer que rece­voir le Christ, ou assis­ter à la messe deve­nait quelque chose de facul­ta­tif. On a vu des images de prêtres don­nant le Corps du Christ avec des gants en plas­tique, comme si le Christ lui-même était deve­nu conta­gieux… L’Eglise Ortho­doxe en revanche, même si elle appe­lait à prendre des pré­cau­tions n’en était pas arri­vée à de telles extré­mi­tés ! Mais après cette période ini­tiale, il sem­ble­rait que les choses soient rede­ve­nues nor­males et que les évêques appellent les fidèles à prier et à se mettre avec confiance entre les mains du Christ, et de Sa Mère, la Bien­heu­reuse Vierge Marie.

En guise de conclu­sion, on peut dire qu’il reste beau­coup de zones d’ombres dans cette affaire. Le mes­sage apo­ca­lyp­tique qui est déli­vré n’est cer­tai­ne­ment en rap­port avec la réa­li­té de l’épidémie pour laquelle un remède serait peut-être déjà dis­po­nible, bien que les auto­ri­tés fran­çaises semblent déci­dées à ne pas y avoir recours, contrai­re­ment au reste du monde. Il demeure la ques­tion de savoir qui a inté­rêt à faire autant de bruit… Néan­moins l’ampleur de la crise a le mérite de mettre en exergue l’irresponsabilité de nos diri­geants qui se sont suc­cé­dé depuis au moins 20 ans, et l’impréparation qui en découle ! Nos diri­geants devront répondre de leur irres­pon­sa­bi­li­té : en ne fai­sant rien mal­gré les mises en garde de la ministre de la san­té dès le mois de jan­vier, en refu­sant d’écouter un des plus grands spé­cia­listes mon­diaux du trai­te­ment des mala­dies trans­mis­sibles, lequel est fran­çais et qui pro­po­sait dès la fin de février un trai­te­ment de la mala­die ! A comp­ter de ce jour, chaque mort sup­plé­men­taire est de la res­pon­sa­bi­li­té directe de M. Macron !