C’est la guerre, mal­heur à celui qui se pose des ques­tions !

C’est la guerre, mal­heur à celui qui se pose des ques­tions !

Par Nata­cha Polo­ny

Aujourd’hui, nombre de com­men­ta­teurs déploient des tré­sors de rhé­to­rique pour démon­trer que non, les méchants « sou­ve­rai­nistes » n’avaient pas rai­son de plai­der pour le main­tien de capa­ci­tés de pro­duc­tion en France. Admettre qu’on s’est plan­té, c’est visi­ble­ment dou­lou­reux.

« Union natio­nale ». Ça son­ne­rait presque comme une injonc­tion. Mal­heur à qui vien­drait rompre cette belle union. C’est vrai, on est en guerre, il ne fau­drait pas com­men­cer à poser des ques­tions ou détour­ner l’effort des com­bat­tants. Conten­tez-vous d’applaudir les soi­gnants, et, quand on vous le demande, de reve­nir tra­vailler. D’ailleurs, effort de guerre oblige, on en pro­fi­te­ra pour vous rogner quelques droits et quelques liber­tés. Mais on est en guerre, n’est-ce pas…

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