Le Lys repousse sur les dalles de la banlieue

Le Lys repousse sur les dalles de la banlieue

Le Fils d’un Roi, de Cheyenne-Marie Car­ron, raconte com­ment deux lycéens deviennent royalistes.

Orphe­line kabyle adop­tée par une famille fran­çaise chré­tienne, Cheyenne-Marie Car­ron explore la socié­té fran­çaise depuis plu­sieurs films, avec un regard bien à elle : L’Apôtre trai­tait de la conver­sion d’un jeune musul­man, Jeu­nesse aux cœurs ardents rela­tait l’engagement dans la Légion étran­gère d’un jeune gauchiste.

Sa der­nière pel­li­cule nous invite à nou­veau dans l’univers de la ban­lieue. Elle met en scène l’amitié entre Kevin, un fils de pro­lé­taire qui se débrouille vaille que vaille dans la bro­cante, et un jeune enfant d’émigrés, Elias, vivant chez sa mère, Maro­caine de cœur et Fran­çaise d’adoption.

Les deux pro­ta­go­nistes n’arrêtent pas de péda­ler en vélo dans leur quar­tier, balades récur­rentes qui rythment leur quête de véri­té, rêvant de beau­té et de gran­deur en oppo­si­tion avec un décor triste, dans lequel ils évo­luent. Ces pro­me­nades sont mar­quées par des étapes, qui sont des réunions, des confron­ta­tions et des retrou­vailles. Leur par­cours n’est pas anec­do­tique, il appar­tient au récit épique : his­toire de deux che­va­liers en quête non pas du Graal, mais de la ren­contre espé­rée avec un Roi ! Oh sur­prise ! Ils ne pédalent pas mais che­vauchent des des­triers pour enta­mer une nou­velle croisade.

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