Congé après le décès d’un enfant : le gou­ver­ne­ment « recon­naît une erreur », Macron demande de « l’humanité »
Muriel Penicaud, Ministre du Travail - Questions au gouvernement a l Assemblee nationale, Paris, France, le 07/01/2020.

Congé après le décès d’un enfant : le gou­ver­ne­ment « recon­naît une erreur », Macron demande de « l’humanité »

Muriel Peni­caud, ministre du Tra­vail, le 7 jan­vier, à l’Assemblée natio­nale. Thier­ry Stefanopoulos/© Thier­ry Ste­fa­no­pou­los / KCS PRESSE

Le rejet à l’Assemblée natio­nale d’une pro­po­si­tion de loi per­met­tant un congé de 12 jours en cas de dis­pa­ri­tion d’un enfant a indi­gné tous les membres de l’opposition ain­si que le Medef. La ministre Muriel Péni­caud pro­met des solu­tions dans les pro­chains jours.

Com­ment par­ve­nir à reprendre le tra­vail cinq jours seule­ment après la mort de son enfant ? La pro­po­si­tion du groupe UDI-Agir d’allonger à 12 jours le congé pour la perte d’un enfant mineur a pour­tant été reje­tée, jeu­di 30 jan­vier, de jus­tesse. Pour ne pas le faire « payer à 100 % par l’entreprise », selon les mots de la ministre du Tra­vail, Muriel Péni­caud. Ce refus de la majo­ri­té d’étendre le congé de deuil a cho­qué dans tous les groupes poli­tiques, et jusqu’au patro­nat : ven­dre­di, le pré­sident du Medef, Geof­froy Roux de Bézieux, a lui-même récla­mé un nou­veau vote.

Same­di, Emma­nuel Macron a « deman­dé au gou­ver­ne­ment de faire preuve d’humanité » dans ce dos­sier. La veille, la ministre du Tra­vail et le secré­taire d’État char­gé de la pro­tec­tion de l’enfance Adrien Taquet avaient fini par annon­cé une « concer­ta­tion » pour « déter­mi­ner les mesures per­ti­nentes de sou­tien aux parents en cas de perte d’un enfant, y com­pris une meilleure orga­ni­sa­tion des congés ». Puis la ministre a fait savoir auprès de l’AFP same­di soir qu’il y avait eu une erreur dans cette affaire et qu’elle serait cor­ri­gée. « Face au deuil, il faut du sou­tien psy­cho­lo­gique et nous allons le ren­for­cer. Mais il faut aus­si un temps de répit, a dit la ministre du Tra­vail s’engageant à trou­ver dans les tout pro­chains jours les solu­tions » pour un allon­ge­ment à 12 jours.

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