Irak, le retour du pré­ten­dant au trône ?

Irak, le retour du pré­ten­dant au trône ?

Par Fré­dé­ric de Natal 

Info de der­nière minute.. Le pré­ten­dant au trône d’I­rak pre­mier ministre ? Dans une courte vidéo mise en ligne il y a plus d’une demi-heure , le prince Sha­rif ben Ali Hus­sein*, pré­ten­dant au trône d’I­rak, a annon­cé qu’il posait offi­ciel­le­ment sa can­di­da­ture comme pre­mier ministre de son pays afin de le sau­ver du chaos dans lequel il est actuel­le­ment plongé. 

Depuis plu­sieurs jours, ira­niens et amé­ri­cains se livrent une guerre d’in­fluence sur le contrôle du pays. Un conflit lar­vé qui a atteint son paroxysme avec l’exé­cu­tion du géné­ral ira­nien Qas­sem Solei­ma­ni, com­man­dant de la Force Al-Qods du corps des Gar­diens de la révo­lu­tion isla­mique. Soup­çon­né d’a­voir orga­ni­sé l’at­taque de l’am­bas­sade des Etats ‑Unis et le tir de roquettes sur une base mili­taire de Kir­kouk où sont pré­sents des sol­dats de « l’Oncle Sam » , Washing­ton a fait exé­cu­ter ce vété­ran de la guerre Iran-Irak lors d’une frappe ciblée par un drone, le 3 jan­vier. Ces der­niers jours, le pré­sident Barham Salih a mena­cé de remettre sa démis­sion si le can­di­dat pro-ira­nien de la coa­li­tion Bina , le gou­ver­neur de Bas­ra Asaad al-Aida­ni, était dési­gné comme pre­mier ministre ain­si que le réclame la coa­li­tion (shiite) Bina, le plus impor­tant groupe poli­tique repré­sen­té au parlement. . 

Pres­sen­ti pour être ministre des affaires étran­gères en mars 2016, le prince Sha­rif ben Ali Hus­sein dirige actuel­le­ment le mou­ve­ment monar­chiste consti­tu­tion­na­liste ira­kien (ICM), membre de l’Al­liance natio­nale ira­kienne, sou­tien à l’an­cien pre­mier ministre Nou­ri al-Mali­ki (2016 – 2018). 

Proche des pétro­mo­nar­chies du Golfe per­sique, le cou­sin du der­nier roi d’I­rak ren­ver­sé au son de la mar­seillaise le 14 juillet 1958, a été man­da­té à diverses reprises par le gou­ver­ne­ment ira­kien pour ser­vir de média­teur avec l’I­ran comme en 2009 où il avait ren­con­tré les auto­ri­tés de Téhé­ran. Son nom avait été l’ob­jet de trac­ta­tions et cité comme comme poten­tiel pré­sident de l’I­rak en mai 2018.