« La guerre insidieuse »

« La guerre insidieuse »

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Une mise en pers­pec­tive nécessaire 

Comme les autres pays de l’Alliance atlan­tique, la France célé­bre­ra pro­chai­ne­ment le 30e anni­ver­saire de la chute du mur de Ber­lin, mar­quant l’effondrement du bloc sovié­tique et la fin du sys­tème com­mu­niste (1).
Le monde libre est sor­ti vain­queur de cette « Guerre froide » qui dura près d’un demi-siècle.
La France prit toute sa part dans cet affron­te­ment mon­dial qui se dérou­la non seule­ment en Europe sous la menace nucléaire per­ma­nente mais éga­le­ment  en Extrême-Orient et en Afrique, dans des guerres péri­phé­riques san­glantes. Au cours du XXe siècle, la dis­lo­ca­tion du bloc sovié­tique fut la 2e vic­toire contre un tota­li­ta­risme après celle face au nazisme.


Une vul­né­ra­bi­li­té crois­sante de nos sociétés


À peine cette vic­toire rem­por­tée, les pays occi­den­taux se retrouvent aujourd’hui en pre­mière ligne pour affron­ter une nou­velle menace : l’islamisme. Cette menace se répand de façon plus sour­noise que les pré­cé­dentes car elle se pare des vête­ments de ce qui est pré­sen­té et per­çu par de nom­breux diri­geants comme une reli­gion com­pa­rable aux autres. En réa­li­té, il s’agit d’un sys­tème poli­ti­co-reli­gieux glo­bal, tota­li­taire, nour­ri du sala­fisme, qui se déve­loppe à l’étranger mais éga­le­ment sur notre sol.
Le ter­ro­risme isla­mique, forme vio­lente et ponc­tuelle de cette idéo­lo­gie conqué­rante qui nous vise en prio­ri­té, est le fait d’étrangers mais aus­si de Fran­çais, d’origine étran­gère ou de « souche », conver­tis récem­ment à l’islam dit radi­cal.
Cette menace s’appuie sur la démo­gra­phie dyna­mique de la popu­la­tion de confes­sion musul­mane ins­tal­lée en France ; elle béné­fi­cie d’un sou­tien finan­cier consi­dé­rable de monar­chies pétro­lières du Moyen-Orient et des tra­fics en tous genres que faci­lite la créa­tion de zones propres à chaque com­mu­nau­té dans nos villes.
Enfin, elle exploite l’absence de clair­voyance et de volon­té de nom­breux Fran­çais, le doute de soi, que sus­citent le déni­gre­ment du pas­sé et la repen­tance, poi­sons ins­til­lés par les phi­lo­sophes de la décons­truc­tion. Ils sont relayés par une classe poli­tique qui ne cesse de culpa­bi­li­ser la France et son His­toire, tout en étant inca­pable de pro­po­ser une ambi­tion natio­nale forte et d’affirmer les valeurs supé­rieures de notre pays.
L’atomisation de notre socié­té, ses dimen­sions spi­ri­tuelles et phi­lo­so­phiques tra­di­tion­nelles éva­cuées au pro­fit d’une socié­té de consom­ma­tion déli­rante et la perte du sen­ti­ment d’appartenance à une com­mu­nau­té natio­nale soli­daire rendent notre nation très vulnérable. 

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