En Avant-pre­mière : Le regard de Charles

En Avant-pre­mière : Le regard de Charles

Par Guil­hem de Tarlé 

Le regard de Charles, un docu­men­taire de Marc di Dome­ni­ca et Mischa Azna­vour, avec Charles Azna­vour et la voix off de Romain Duris.

« Je vous parle d’un temps…« 
Vous sou­ve­nez-vous de ce temps où l’on vous invi­tait à dîner pour vous mon­trer après le repas les dia­pos des der­nières vacances ?
Si vous regret­tez cette époque,  alors cou­rez regar­der Le regard de Charles.

« Emme­nez-moi au bout de la Terre
Emme­nez-moi au pays des merveilles ».

Aujourd’­hui, ces mêmes « amis » font tour­ner leurs Smart­phones en fai­sant défi­ler les pho­tos de la veille.
Si, comme moi, ces extases obli­ga­toires vous ennuient… alors le long-métrage et les pro­pos en off de Charles Azna­vour – déna­tu­rés par une voix dif­fé­rente – minu­tieu­se­ment sélec­tion­nés, bisou­nours, insi­pides et très Vivre ensemble – je suis migrant, voi­là ma gloire – vous feront regret­ter de n’être pas res­té chez vous à écou­ter une bonne com­pil du chanteur..

Bref,  Le regard de Charles ne porte pas sur son best off, mais sur le nom­bril nar­cis­sique d’un pré­ten­tieux qui,  parce qu’il chante « au haut de l’af­fiche », avec son nom qui s’é­tale « en dix fois plus gros que n’im­porte qui », pré­tend nous impo­ser ses films.

Dom­mage, j’aime bien Charles Azna­vour, mais… Bécaud chan­tait « Il est mort le poète »… Oui, après La Mam­ma, il est bien mort le Papa.