Pour­quoi je mani­fes­te­rai dimanche

Pour­quoi je mani­fes­te­rai dimanche

Pour­quoi je mani­fes­te­rai dimanche – France Catho­lique

Par Gérard Leclerc

La mani­fes­ta­tion de dimanche 6 octobre contre la loi de bioé­thique dis­cu­tée au par­le­ment revêt une sin­gu­lière impor­tance, encore plus sans doute que celles contre la loi Tau­bi­ra. Son enjeu anthro­po­lo­gique nous met face à l’instrumentalisation du corps humain.

La mani­fes­ta­tion, qui aura lieu dimanche, revêt un carac­tère tout à fait par­ti­cu­lier. Car la cause qu’elle défend est au-delà de toutes les reven­di­ca­tions caté­go­rielles. Elle se rap­porte à un défi d’ordre anthro­po­lo­gique d’une rare gra­vi­té. Ce n’est pas pour rien que tous les évêques de France, tous sans excep­tion, viennent de signer un texte com­mun rédi­gé par Mgr Pierre d’Ornellas, l’archevêque de Rennes, inti­tu­lé « Pour la digni­té de la pro­créa­tion ». L’argumentaire est rigou­reu­se­ment ration­nel, même s’il est en accord total avec un éclai­rage théo­lo­gique. Et s’il est récu­sé par beau­coup, c’est qu’il y a désac­cord phi­lo­so­phique fon­da­men­tal. On ne peut par­ler de pro­créa­tion en termes pure­ment tech­niques et uti­li­ta­ristes. Et lorsqu’on parle du corps lui-même, on ne peut évi­ter de se réfé­rer aux plus hauts cou­rants de la pen­sée. C’est Nietzsche qui par­lait du corps humain comme « d’une pen­sée plus sur­pre­nante que l’âme de naguère ». For­mule sans doute para­doxale, mais qui donne infi­ni­ment à médi­ter.

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