J’ai pas­sé une jour­née avec des royalistes

J’ai pas­sé une jour­née avec des royalistes

On dépeint sou­vent les roya­listes, quand ils ne sont pas décrits comme de vieux rin­gards pas­séistes, comme des mili­tants « d’extrêêêême droaate » (prendre l’intonation lan­ci­nante des jour­na­listes d’« Envoyé spécial »).

Au-delà des cli­chés, qui sont vrai­ment ceux qui luttent pour le retour du roi ?

Pour vous don­ner une idée, je me suis ren­du à un col­loque orga­ni­sé par l’Action Fran­çaise à Paris, un des prin­ci­paux mou­ve­ments qui défendent et pro­meuvent le retour du roi.

Mon périple au pays de la fleur de lys com­mence par un long tra­jet en métro, ligne 8, direc­tion l’espace Cha­ren­ton. Trou­ver un repère de roya­listes est facile : à quelques rues adja­centes du lieu, il y a tou­jours des « chouf­feurs » (si vous n’avez pas fait la guerre d’Algérie, ce terme désigne ceux qui sur­veillent les envi­rons pour pré­ve­nir d’un dan­ger). Des guet­teurs au look de racailles vin­tage, style blou­son noir, m’indiquent que je suis bien arri­vé. Ils font par­tie de ce qu’on appelle « les Came­lots ». On désigne par ce mot un mili­tant roya­liste ; ce sur­nom vient de l’époque où il ven­dait à la criée les jour­naux du mou­ve­ment. Des came­lots célèbres, il y en a eu, comme Daniel Cor­dier, résis­tant de la pre­mière heure.

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