Gol­na­del : « Qui enquê­te­ra sur la vio­lence de l’extrême-gauche ?»

Gol­na­del : « Qui enquê­te­ra sur la vio­lence de l’extrême-gauche ?»

Les Black Blocs, grou­pus­cule d’ex­trême-gauche connu pour sa vio­lence, lors de la mani­fes­ta­tion du 1er mai 2018 à Paris. Phi­lippe Wojazer/REUTERS

Gilles-William Gol­na­del déplore la bien­veillance de nom­breux médias à l’é­gard de la vio­lence des grou­pus­cules d’ex­trême-gauche, alors que celle de l’ex­trême-droite fait désor­mais l’ob­jet d’une com­mis­sion d’en­quête parlementaire.

Je sou­tiens depuis trop long­temps qu’en rai­son notam­ment de l’ab­sence de tout pro­cès en règle du tota­li­ta­risme com­mu­niste de Sta­line à Mao, d’é­qui­valent de Nurem­berg pour le nazisme, il existe à l’é­gard de l’ex­trême gauche une extrême indul­gence dont ne béné­fi­cie cer­tai­ne­ment le pôle radi­cal oppo­sé situé sur le pla­ni­sphère poli­tique, et qui mobi­lise au contraire fan­tas­ma­ti­que­ment le fan­tôme d’Hitler.

Il n’est que de voir les larmes ver­sées sur le sort de l’Hu­ma­ni­té en dépôt de bilan et sous pro­tec­tion des juges du tri­bu­nal de com­merce, jour­nal sans lec­teurs d’un par­ti sans élec­teurs mais sous per­fu­sion d’argent public, pour consta­ter que le sort des défunts jour­naux natio­na­listes n’a­vait pas éveillé autant de publique com­pas­sion dans le milieu des défen­seurs achar­nés d’une presse pluraliste.

L’au­teur du pré­sent article, tout autant par­ti­san de ce plu­ra­lisme invo­qué rituel­le­ment, mais n’ayant oublié ni la publi­ca­tion des exem­plaires fai­sant bon accueil à l’oc­cu­pant alle­mand et invec­ti­vant « juif Man­del » ou « juif Moch », ni l’ap­pro­ba­tion du pro­cès des blouses blanches, ni l’en­trée des troupes sovié­tiques dans Buda­pest, ni der­niè­re­ment l’in­dul­gence envers Cha­vez, pren­dra sur lui.

La suite