L’I­ta­lie adopte la contro­ver­sée loi anti-migrants de Mat­teo Salvini

L’I­ta­lie adopte la contro­ver­sée loi anti-migrants de Mat­teo Salvini

Mat­teo Sal­vi­ni début novembre au Sénat. Remo Casilli/REUTERS

Qua­torze dépu­tés du Mou­ve­ment 5 Étoiles n’ont pas pris part au vote mer­cre­di du décret-loi dur­cis­sant la poli­tique d’im­mi­gra­tion du pays et vou­lu par le ministre de l’In­té­rieur italien.

Le vote du contro­ver­sé décret-loi, ardem­ment sou­te­nu par Mat­teo Sal­vi­ni, aura une nou­velle fois mis à l’é­preuve la fra­gile coa­li­tion au pou­voir en Ita­lie. La Chambre des dépu­tés a adop­té mer­cre­di, par 396 voix contre 99, le texte qui vient dur­cir la poli­tique d’im­mi­gra­tion du pays. Le vote du texte a été accueilli par des accla­ma­tions du côté de la Ligue. À l’in­verse, aucun applau­dis­se­ment n’est venu des rangs de leurs alliés du Mou­ve­ment 5 Étoiles (M5S), relève La Stam­pa . Qua­torze dépu­tés popu­listes ont d’ailleurs refu­sé de par­ti­ci­per au vote. Le gou­ver­ne­ment avait choi­si de poser la ques­tion de confiance pour la fronde déjà menée par une dizaine d’é­lus popu­listes au Sénat. Cinq séna­teurs du M5S s’é­taient éga­le­ment abs­te­nus lors du pas­sage du texte à la chambre haute.

Le « décret Sal­vi­ni » abo­lit notam­ment les per­mis de séjour huma­ni­taires actuel­le­ment octroyés à 25% des deman­deurs d’a­sile et d’une durée de deux ans. Il est rem­pla­cé par divers autres per­mis : « pro­tec­tion spé­ciale » d’une durée d’un an, ou « catas­trophe natu­relle dans le pays d’o­ri­gine » d’une durée de six mois. Le texte per­met d’ex­pul­ser tout deman­deur ayant com­mis cer­tains délits en Ita­lie. Il réor­ga­nise aus­si le sys­tème d’ac­cueil des 146.000 deman­deurs d’a­sile, pré­sents sur le ter­ri­toire à la fin octobre. Ces der­niers, jus­qu’à pré­sent libres de leurs mou­ve­ments après iden­ti­fi­ca­tion, seront inter­nés pen­dant 30 jours dans des « hot­posts ». Dans son volet sécu­ri­té, il géné­ra­lise l’u­ti­li­sa­tion des pis­to­lets élec­triques et faci­lite l’é­va­cua­tion des bâti­ments occupés.

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