Cen­te­naire de l’armistice : Ira­nien, poi­lu et came­lot du roi

Cen­te­naire de l’armistice : Ira­nien, poi­lu et came­lot du roi

Exac­te­ment un mois avant l’armistice, le 11 octobre 1918, en l’Hôtel de Ville de Mar­seille, était célé­bré le mariage d’André Iska­ria et de Hen­riette Anas­tay. la céré­mo­nie reli­gieuse ayant lieu le 12 à l’église St-Cas­sien, che­min du Val­lon de l’Oriol.

Évo­quer cet évé­ne­ment concer­nant des per­sonnes incon­nues per­met, à par­tir d’un cas par­ti­cu­lier, de rendre hom­mage aux sol­dats qui com­bat­tirent en 14 – 18. C’est aus­si un moyen de com­pa­rer cette époque avec la nôtre, et aus­si de rap­pe­ler un moment de l’histoire de l’Action Fran­çaise en Provence.

André Iska­ria était un Ira­nien, un Per­san disait-on alors, de la com­mu­nau­té catho­lique assy­ro-chal­déenne du nord-ouest de la Perse, à la limite de la Tur­quie et de la Syrie actuelles. Né à Mawa­na, il entra au sémi­naire d’Ourmia tenu par les laza­ristes fran­çais qui lui don­nèrent l’amour de la France et de sa culture. Il dut fuir les per­sé­cu­tions des Kurdes et, en pas­sant par la Rus­sie, finit par débar­quer à Dun­kerque en 1912.

En sor­tant du bateau, il ne se pré­ci­pi­ta pas pour deman­der des aides sociales, qui d’ailleurs n’existaient pas, mais pour s’engager dans la Légion Étran­gère. André par­ti­ci­pa aux opé­ra­tions de paci­fi­ca­tion du Maroc. En 1915, il fut envoyé aux Dar­da­nelles puis en Ser­bie où il fut blessé.

Pen­dant sa conva­les­cence à Mar­seille, il fit la connais­sance d’Henriette, fille de Hen­ri Anas­tay qui pos­sé­dait une des plus impor­tantes phar­ma­cies de Mar­seille, rue de l’Arbre (actuelle rue Vincent Scotto).

La suite