Emma­nuel Macron : haro sur le nationalisme

Emma­nuel Macron : haro sur le nationalisme

La presse nous informe : en dépla­ce­ment dans le Finis­tère, Emma­nuel Macron a com­pa­ré la pro­gres­sion du natio­na­lisme à « la lèpre qui monte ». Dans un sal­mi­gon­dis approxi­ma­tif, le brillant énarque a décla­ré : « Je vous le dis avec beau­coup de gra­vi­té. Beau­coup la détestent, mais ils la détestent depuis long­temps et vous les voyez mon­ter, comme une lèpre, un peu par­tout en Europe, dans des pays où nous pen­sions que c’était impos­sible de la voir réap­pa­raître. Et des amis voi­sins, ils disent le pire et nous nous y habi­tuons », a décla­ré le pré­sident de la Répu­blique, ce jeu­di 21 juin .

Voi­là, tout est dit : quand l’immigration devient un pro­blème social, sani­taire, éco­no­mique, géo­po­li­tique, quand elle pose la ques­tion de la sou­ve­rai­ne­té natio­nale, aus­si bien des pays dont sont issues les vagues de migrants que ceux qui les accueillent, ce sont bien sûr les « natio­na­listes » les fau­teurs de troubles…

Pour­tant, pour reprendre l’élégante méta­phore, le sen­ti­ment par­ta­gé de la lèpre mon­tante de toute part, ce ne serait pas la mon­tée du natio­na­lisme qui vien­drait en tête de la liste.

D’ailleurs, le natio­na­lisme, en France, n’est-il pas une inven­tion de la répu­blique ? Laquelle a héri­té du « pré car­ré » capé­tien consti­tué en huit siècles. La France était encore dans la logique du « nous », celui de la soli­da­ri­té natio­nale inalié­nable face aux impé­ria­lismes qui se dres­saient à nos frontières.

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