Dou­glas Mur­ray : « Per­sonne n’a don­né aux ONG open-bor­ders le droit de dic­ter l’a­ve­nir du continent !»

Dou­glas Mur­ray : « Per­sonne n’a don­né aux ONG open-bor­ders le droit de dic­ter l’a­ve­nir du continent !»

THOMAS SAMSON/AFP

FIGAROVOX.-Vous avez consa­cré un livre à l’é­tude de ces vagues migra­toires suc­ces­sives qui affectent de manière conti­nue les pays d’Eu­rope occi­den­tale. Quelle est votre posi­tion sur la crise de l’A­qua­rius ? Com­ment faut-il ana­ly­ser une telle crise ?

Dou­glas MURRAY.- Il est remar­quable de voir se per­pé­tuer cette même folie que je décris dans mon livre. Sur notre conti­nent, per­sonne ne semble vou­loir apprendre quelque leçon que ce soit ou pen­ser autre­ment que dans les termes les plus courts. Quel­qu’un pense-t-il vrai­ment qu’une fois que l’Es­pagne aura accueilli les quelque 600 per­sonnes de l’A­qua­rius, le pro­blème sera réso­lu ? Qu’il n’y aura per­sonne pour obser­ver ce qui se passe et déci­der d’en faire autant en sui­vant le même che­min que l’A­qua­rius ? En réa­li­té, quelle est notre poli­tique ? Que quel­qu’un qui monte sur un bateau peut faire route vers l’Eu­rope ? Que quel­qu’un qui arrive ain­si en Europe a le droit d’y res­ter ? Mani­fes­te­ment, c’est là notre poli­tique actuelle. Et elle est intenable.

Emma­nuel Macron a dénon­cé la « part de cynisme et d’ir­res­pon­sa­bi­li­té » du gou­ver­ne­ment ita­lien dans son refus d’ac­cep­ter le navire. Que pen­sez-vous de ce refus italien ?

Je pense que le pré­sident Macron devrait don­ner l’exemple. Il devrait insis­ter sur le fait que le pro­chain Aqua­rius, et celui qui sui­vra, et celui qui sui­vra encore, pour­ront tous accos­ter dans le sud de la France. Je séjourne à Nice en ce moment et il me semble que ce serait une solu­tion très rai­son­nable. Je suis sûr que la popu­la­tion locale accueille­ra avec plai­sir un grand nombre de per­sonnes d’A­frique sub­sa­ha­rienne. Après tout, le sud de la France est très vaste et tous les nou­veaux arri­vants pour­raient ne pas s’ins­tal­ler défi­ni­ti­ve­ment à Nice.

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