La bio­di­ver­si­té ani­male en dan­ger : com­ment réagir ?
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La bio­di­ver­si­té ani­male en dan­ger : com­ment réagir ?

En matière de bio­di­ver­si­té, les mau­vaises nou­velles s’ac­cu­mulent ces temps-ci : ain­si, le pre­mier jour du prin­temps a vu l’an­nonce de la mort du der­nier rhi­no­cé­ros blanc mâle du Kenya (ils étaient encore 2.360 il y a cin­quante ans, mais seule­ment 15 en 1984), dont les congé­nères ont dis­pa­ru en quelques décen­nies sous les effets d’un bra­con­nage inten­sif moti­vé par les ver­tus aphro­di­siaques sup­po­sées de la corne de rhi­no­cé­ros (une super­sti­tion asia­tique sans fon­de­ment scien­ti­fique avé­ré), et l’é­vo­ca­tion déso­lée de la très forte dimi­nu­tion du nombre d’oi­seaux des champs, qui rap­pelle que ceux des villes ne sont pas en meilleure posi­tion. Dans le quo­ti­dien libé­ral L’O­pi­nion, ce mer­cre­di 21 mars, Michel Schifres résume la situa­tion : « Pre­miè­re­ment : dans les cam­pagnes fran­çaises, les oiseaux sont en voie de dis­pa­ri­tion. En quinze ans, leur popu­la­tion s’est réduite d’un tiers. L’a­louette décline et la per­drix n’existe plus guère. Deuxiè­me­ment : en vingt-cinq ans, 421 mil­lions de vola­tiles ont dis­pa­ru en Europe. Troi­siè­me­ment : au Kenya, Sudan est mort à 45 ans. C’é­tait le der­nier rhi­no­cé­ros mâle blanc de la pla­nète. Cette sous-espèce est donc éteinte. » On pour­rait rajou­ter la mort bru­tale de 350.000 chauves-sou­ris chaque année en France à cause des… éoliennes ! Sans oublier la qua­si-dis­pa­ri­tion des papillons dans nos cam­pagnes, celle des petits mam­mi­fères comme les héris­sons, prin­ci­pa­le­ment vic­times de la cir­cu­la­tion auto­mo­bile, ou celle des crabes, bigor­neaux ou ané­mones de mer que j’ai pu obser­ver à Lan­cieux, sur la côte d’é­me­raude, depuis une ving­taine d’an­nées… Le constat du déclin rapide et appa­rem­ment défi­ni­tif pour cer­taines espèces ani­males (mais la bio­di­ver­si­té végé­tale est aus­si en dan­ger) n’est pas catas­tro­phiste, comme vou­draient le faire croire cer­tains, il est, d’a­bord et concrè­te­ment, une catas­trophe !

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