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French Prime Minister Edouard Philippe gives a speech at the research and development center of France's multinational automotive supplier Valeo, on November 20, 2017 in Bobigny, outside Paris, as presiding the National Council of Industry and presenting the ambitions of the French Government in industrial policy. / AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN

Édouard Phi­lippe ban­nit l’é­cri­ture inclu­sive de l’administration

« Les admi­nis­tra­tions rele­vant de l’É­tat doivent se confor­mer aux règles gram­ma­ti­cales et syn­taxiques, notam­ment pour des rai­sons d’in­tel­li­gi­bi­li­tés et de clar­té de la norme », estime Édouard Phi­lippe. STEPHANE DE SAKUTIN/AFP

« Il s’a­gis­sait de sif­fler la fin de la récréa­tion », com­mente-t-on dans l’en­tou­rage d’É­douard Phi­lippe. Le chef du gou­ver­ne­ment a don­né consigne à ses ministres, dans une cir­cu­laire à paraître mer­cre­di dans le Jour­nal offi­ciel, de ban­nir des textes admi­nis­tra­tifs, l’é­cri­ture dite « inclu­sive », règle contro­ver­sée visant à uti­li­ser plus lar­ge­ment le fémi­nin dans la langue fran­çaise en intro­dui­sant le point milieu comme dans agriculteur.rice.s.

Cette ini­tia­tive sus­cite un vif débat depuis deux mois, date à laquelle un article du Figa­ro révé­lait l’u­sage de cette écri­ture dans un manuel sco­laire. « Nous avons pu voir ici ou là fleu­rir des ini­tia­tives de l’ad­mi­nis­tra­tion dans les minis­tères. Jus­qu’a­lors ceux qui étaient par­ti­sans de cette écri­ture l’u­ti­li­saient, ceux qui y étaient oppo­sés ou indif­fé­rents ne l’u­ti­li­saient pas. Nous avons pré­fé­ré don­ner un cadre pré­cis. On peut être aux avants-postes du com­bat poli­tique sur l’é­ga­li­té homme-femme sans pour autant impo­ser cette écri­ture. Mar­lène Schiap­pa, secré­taire char­gée de l’É­ga­li­té entre les hommes et les femmes nous rejoint sur ce point », dit-on.

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