Les citoyens majeurs et les ins­ti­tu­tions poli­tiques. Par­tie 1 : Quand la Répu­blique confisque les liber­tés concrètes.
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Les citoyens majeurs et les ins­ti­tu­tions poli­tiques. Par­tie 1 : Quand la Répu­blique confisque les liber­tés concrètes.

Un jeune inter­lo­cu­teur m’in­ter­pelle cour­toi­se­ment sur la double ques­tion de l’ins­ti­tu­tion monar­chique et de la démo­cra­tie, et me signale son désac­cord avec mon roya­lisme : « Je ne suis pas roya­liste et je pense que le deve­nir des peuples est celui de la majo­ri­té et non celui de res­ter un peuple de « mineurs ». (…) Je vou­drais seule­ment arrê­ter votre réflexion sur le « délice » de pou­voir, en tant que citoyen, prendre les rênes d’une nation pour faire adve­nir un peuple d’êtres libres. Et pour moi, la démo­cra­tie a cette ver­tu qu’i­gnore la monar­chie. Ou plu­tôt, j’ai­me­rais pré­ci­ser ma pen­sée, plus que de « prendre les rênes d’une nation » qui revient à féti­chi­ser un peu trop le rôle du pré­sident de la Répu­blique, je crois au libre arbitre d’une nation toute entière à « dis­po­ser d’elle-même », à accom­plir, sans craindre la for­mule trop pom­peuse, des­tin. » En quelques lignes, mon inter­lo­cu­teur résume quelques unes des objec­tions fortes que l’o­pi­nion fait géné­ra­le­ment à la Monar­chie, et voi­ci l’oc­ca­sion d’é­bau­cher quelques réponses, émi­nem­ment roya­listes, bien sûr !

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