Har­cè­le­ment sexuel au MJS : l’embarras du camp Hamon
French presidential election candidate for the left-wing French Socialist (PS) party reacts as he Benoit Hamon reacts as he delivers a speech at the Maison de la Mutualite in Paris, on April 23, 2017, after the first round of the Presidential election. / AFP PHOTO / Martin BUREAU

Har­cè­le­ment sexuel au MJS : l’embarras du camp Hamon

Proche de Thier­ry Mar­chal-Beck, Benoît Hamon assure qu’il n’é­tait pas au cou­rant des accu­sa­tions. MARTIN BUREAU/AFP

Benoît Hamon connaît très bien Thier­ry Mar­chal-Beck. Pré­sident du MJS de 2011 à 2013 comme lui dix ans plus tôt, il avait recru­té le jeune « TMB » – son sur­nom au mou­ve­ment – dans son cabi­net lors­qu’il était ministre sous Fran­çois Hol­lande. D’a­bord comme sta­giaire en 2014 alors qu’il était char­gé de l’É­co­no­mie sociale et soli­daire, puis comme chef de cabi­net adjoint quand il s’é­tait empa­ré du minis­tère de l’É­du­ca­tion natio­nale. Can­di­dat à l’é­lec­tion pré­si­den­tielle de 2017, Benoît Hamon lui avait renou­ve­lé sa confiance en lui don­nant un rôle dans l’é­la­bo­ra­tion de son pro­jet. Le can­di­dat avait aus­si comp­té sur son expé­rience de pré­sident du MJS pour mobi­li­ser les troupes, notam­ment en Outre-mer, comme le sou­ligne Libé­ra­tion .

Avec une telle proxi­mi­té, Benoît Hamon pou­vait-il ne pas être au cou­rant des accu­sa­tions de har­cè­le­ment et d’a­gres­sions sexuelles de ces huit femmes qui accablent, mer­cre­di dans Libé­ra­tion , l’an­cien pré­sident du MJS ? Alexis Bache­lay, son porte-parole lors de la pri­maire de la gauche, est caté­go­rique : Benoît Hamon ne savait pas. « En le pre­nant dans son cabi­net, cela prouve que Benoît n’é­tait pas au cou­rant. S’il y avait eu des accu­sa­tions ou même des rumeurs qui avaient été connues, il l’au­rait mis sur la touche », assure-t-il. Pour­tant, en 2015, une mili­tante avait mis en garde le socia­liste contre « TMB » comme l’af­firme Libé­ra­tion. En vain. « Je ne dis­po­sais d’au­cune infor­ma­tion tan­gible, solide. Je lui ai redit ma ligne qui consiste à conseiller de por­ter plainte », se défend aujourd’­hui l’ex-can­di­dat à la pré­si­den­tielle auprès du quo­ti­dien. « Hor­mis cet échange impré­cis et sans suite en 2015, per­sonne, abso­lu­ment per­sonne, ne m’a remon­té une quel­conque infor­ma­tion sur lui », insiste-t-il auprès de l’AFP.

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