En marche ! vers la crise : la démo­bi­li­sa­tion ronge déjà le mouvement
French Prime Minister Edouard Philippe (L) and French Junior Minister for the Relations with Parliament and Government Spokesperson Christophe Castaner attend a session of questions to the government at the National Assembly in Paris on November 8, 2017. / AFP PHOTO / CHRISTOPHE ARCHAMBAULT

En marche ! vers la crise : la démo­bi­li­sa­tion ronge déjà le mouvement

Edouard Phi­lippe, chef du gou­ver­ne­ment, et Chris­tophe Cas­ta­ner, porte-parole du gou­ver­ne­ment. Ce der­nier pren­dra same­di la tête de La Répu­blique en marche. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT/AFP

Chris­tophe Cas­ta­ner ne va pas avoir la tâche facile. En passe de prendre les com­mandes de la Répu­blique en Marche, ce same­di, il va en effet devoir redres­ser une struc­ture en pleine crise. Six mois après l’ar­ri­vée au pou­voir du pré­sident Emma­nuel Macron, son par­ti menace de se déli­ter et les cri­tiques fusent depuis la base. Selon les infor­ma­tions de France Info ce mar­di, un docu­ment vient annon­cer la démis­sion d’une cen­taine de mili­tants et cadres LREM, à l’i­ni­tia­tive de la mili­tante Tiphaine Beau­lieu. Les signa­taires, dont les noms res­tent incon­nus à cette heure, enten­draient ain­si pro­tes­ter contre « le manque de démo­cra­tie interne » et mar­quer leur décep­tion face à la per­sis­tance des usages du « vieux monde » au sein du par­ti de la majorité.

Sous le nom de « Tri­bune des 100 démo­crates », le texte cri­tique le choix de la nou­velle direc­tion du par­ti, alors que Chris­tophe Cas­ta­ner est le can­di­dat unique au poste de délé­gué géné­ral, et que la nou­velle direc­tion annon­cée est per­çue comme pari­sienne et cou­pée de sa base. Les signa­taires, pré­sen­tés comme de simples adhé­rents, mais aus­si des élus, des ani­ma­teurs de comi­tés locaux ou encore des réfé­rents issus de toute la France, déplorent le mode de dési­gna­tion du futur chef du par­ti. En effet, les 380.000 mili­tants reven­di­qués par LREM ne pour­ront pas voter comme dans les autres par­tis : seul un col­lège d’é­lus, de cadres et 200 mili­tants tirés au sort sont appe­lés à expri­mer leur choix ce same­di, avec un seul can­di­dat pro­po­sé. Déplo­rant des pra­tiques de « l’an­cien monde », les mar­cheurs déçus écornent éga­le­ment le culte de la per­son­na­li­té voué à Bri­gitte et Emma­nuel Macron.

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