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La démo­cra­tie sans la Monar­chie, c’est l’oligarchie.

Nous sommes en Répu­blique, et non en Monar­chie… Peut-être, après tout, M. Macron aurait-il été un bon ministre du roi, voire un « régent accep­table » selon la for­mule d’un col­lègue pro­fes­seur qui sait ses clas­siques ! Mais la Répu­blique, elle, par son prin­cipe élec­tif même et son idéo­lo­gie cen­tra­li­sa­trice, et par ses véri­tables maîtres que sont les féo­da­li­tés de l’Argent, empêche toute bonne poli­tique sur le long terme et décré­di­bi­lise les meilleures inten­tions quand elle décou­rage les meilleures volontés.

Les élec­tions qui ont bou­le­ver­sé le « pays légal » avec la for­ma­tion d’une « Chambre bleu Macron », démontrent à l’envi que, selon la for­mule tirée du « Gué­pard », « Il faut que tout change pour que rien ne change ». Si les têtes sont nou­velles, l’esprit reste sou­vent le même, et la Répu­blique se confirme à tra­vers ce nou­veau « pays légal » qui ne repré­sente pas exac­te­ment le, ou plu­tôt « les pays réels ». Les nom­breuses enquêtes sur les can­di­dats de « La Répu­blique en marche » confirment que ceux-ci appar­tiennent plus aux caté­go­ries aisées qu’aux classes popu­laires… Le pro­blème n’est pas qu’il y ait des « pri­vi­lé­giés » au Palais-Bour­bon (il peut même être heu­reux qu’il y en ait, de chef d’entreprise à haut fonc­tion­naire) mais qu’ils soient sur­re­pré­sen­tés quand les caté­go­ries moins aisées en sont qua­si­ment absentes ! Ain­si va la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive qui n’est rien d’autre, en somme, qu’une forme d’oligarchie plus ou moins dis­crète, et cette démo­cra­tie-là, ali­bi du pou­voir des « puis­sances éco­no­miques d’abord », est cri­ti­quable, condam­nable, par­fois détes­table à l’usage.

Soyons clairs quand les démo­crates reven­di­qués ne le sont pas, bien prompts plu­tôt à tri­cher sur le sens des mots pour impo­ser leur domi­na­tion sur tous, et en van­ter la légi­ti­mi­té, « la seule accep­table » (sic !), bien sûr… Redon­nons leur sens aux mots et regar­dons leur pra­tique concrète : la démo­cra­tie, si l’on en croit l’étymologie grecque, c’est le pou­voir du peuple. Mais il faut aller plus loin : c’est le pou­voir du plus grand nombre au sein de ce peuple qui, lui-même, n’est sou­vent qu’une par­tie plus ou moins impor­tante de la popu­la­tion de l’espace civique considéré.

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