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Quelles ins­ti­tu­tions poli­tiques pour une éco­lo­gie durable et efficace ?

La posi­tion de Nico­las Hulot, ci-devant ministre de la Tran­si­tion éco­lo­gique, sur la sor­tie pro­gres­sive mais retar­dée de l’éner­gie nucléaire en France, pro­voque un véri­table hour­va­ri chez les éco­lo­gistes, ce qui est assez com­pré­hen­sible au regard de l’op­po­si­tion ancienne de ceux-ci au déploie­ment puis au main­tien des cen­trales nucléaires dans notre pays, oppo­si­tion qui connut son apo­gée dans les années 1970, autour de Plo­goff en par­ti­cu­lier. A cette époque, les roya­listes bre­tons, en par­ti­cu­lier ceux de la Nou­velle Action Fran­çaise et de la Fédé­ra­tion Roya­liste de Bre­tagne, dénon­cèrent une poli­tique éner­gé­tique qui sem­blaient oublier le long terme pour ne répondre qu’à l’ins­tant pré­sent, en une période de forte hausse de la demande inté­rieure d’élec­tri­ci­té liée à l’ère finis­sante des « Trente glo­rieuses », rebap­ti­sées « Trente hideuses » par le roya­liste Pierre Debray, et à l’ex­ten­sion appa­rem­ment sans limites de la socié­té de consom­ma­tion, extrê­me­ment éner­gi­vore : les monar­chistes locaux, comme les éco­lo­gistes offi­ciels mais sans être for­cé­ment des anti-nucléaires à tout crin, s’in­quié­taient (d’au­tant plus légi­ti­me­ment au regard de la suite) du manque de concer­ta­tion de l’État avec les popu­la­tions locales et de la ques­tion envi­ron­ne­men­tale « du len­de­main », autant pour la pro­duc­tion elle-même (le risque d’ac­ci­dent nucléaire, tou­jours source d’in­quié­tude alors) que pour le sort des déchets nucléaires d’a­près-exploi­ta­tion. Des sujets tou­jours d’ac­tua­li­té, plus encore même pour la ges­tion des pou­belles nucléaires et du déman­tè­le­ment des réac­teurs quand on sait que la pro­duc­tion élec­trique de quelques années est sui­vie d’une décons­truc­tion des cen­trales qui va durer plus long­temps que la période de fonc­tion­ne­ment et qu’elle va coû­ter plus cher qu’elle n’a don­né et rap­por­té, et sur un temps, là encore, beau­coup plus éten­du que pré­vu ou qu’annoncé…

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