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Chro­no­post ne livre plus dans cer­tains quar­tiers de Saint-Denis

Cité du Franc-Moi­sin, quar­tier Delau­nay-Bel­le­ville… Depuis plu­sieurs mois, des habi­tants de Saint-Denis se plaignent de ne pas rece­voir, à leur domi­cile, des colis com­man­dés via Chro­no­post. Dans un cour­rier adres­sé à la mai­rie à l’été, cour­rier que nous nous sommes pro­cu­ré, le PDG de cette filiale du groupe La Poste s’en explique. Il invoque des pro­blèmes d’insécurité : « Durant l’année 2016, sur le ter­ri­toire natio­nal, 51 de nos chauf­feurs ont été vic­times de vols avec violence(s) ». Et de pré­ci­ser que, le 4 jan­vier 2017, un chauf­feur a été « agres­sé par trois indi­vi­dus » à Saint-Denis. « Cein­tu­ré » puis « immo­bi­li­sé contre un mur », le livreur aurait reçu des coups de poing, avant d’être défaus­sé d’une par­tie de sa mar­chan­dise. Pour pré­ve­nir de tels risques, l’entreprise aurait dres­sé une « liste » de quar­tiers jugés sen­sibles à éviter.

Mad­jid Mes­saou­dene, conseiller muni­ci­pal délé­gué à l’égalité des droits, ne se satis­fait pas de cette expli­ca­tion. Même s’il dit entendre l’argument sécu­ri­taire, il ne peut consti­tuer la « seule réponse ». « On ne peut pas, dit-il, condam­ner tout un sec­teur parce qu’un livreur a été agres­sé. » « Pour­quoi devrait-on payer pour les bêtises des autres ? », ren­ché­rit Aïcha*, une habi­tante du quar­tier Franc-Moi­sin. Elle aus­si a connu des pro­blèmes de livrai­son. La pre­mière fois, c’était il y a envi­ron un an et demi. Après avoir pas­sé une com­mande, elle finit par « rece­voir un mes­sage lui disant qu’elle devait récu­pé­rer son colis dans un point relais » alors qu’elle avait « bien pré­ci­sé qu [’elle] sou­hai­tait le rece­voir chez [elle] ».

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