Quand les pas­sions s’échauffent

Quand les pas­sions s’échauffent

Quand les pas­sions s’échauffent – France Catholique

par Gérard Leclerc

L’affaire Trao­ré, relan­cée par les évé­ne­ments qui se déroulent aux États-Unis, est trai­tée par les dif­fé­rents médias selon leur angle de vue idéo­lo­gique. C’est inévi­table. Encore faut-il y aller voir de près pour consti­tuer le dos­sier d’informations nécessaire.

Dans une période où les pas­sions s’échauffent, est-il pos­sible de faire son métier de jour­na­liste avec toute la rec­ti­tude néces­saire, la volon­té de col­lec­ter le maxi­mum d’informations utiles à l’expression, sinon de la véri­té, du moins de la com­plexi­té des évé­ne­ments ? C’est pro­blé­ma­tique ! La simple lec­ture des quo­ti­diens montre à quel point, selon les options des uns et des autres, cer­tains aspects de la réa­li­té sont pri­vi­lé­giés au détri­ment d’autres aspects, cha­cun étant sûr de son bon droit, en rap­port avec la cause qu’il défend. J’en pren­drai pour cette fois un seul exemple. Dans Le Monde daté d’aujourd’hui, un article entend éta­blir « l’histoire d’une mobi­li­sa­tion », celle qui a per­mis la grande mani­fes­ta­tion pari­sienne du mar­di 2 juin pour sou­te­nir la cause d’Adama Trao­ré, dont la mort, il y a quatre ans, a sus­ci­té une intense bataille judi­ciaire. On apprend beau­coup à lire cette enquête, ses auteurs Louise Cou­ve­laire et Abel Mestre ont tra­vaillé sérieu­se­ment, en s’attachant au par­cours mili­tant de la sœur d’Adama, Assa Trao­ré, qui s’est révé­lée comme ani­ma­trice cha­ris­ma­tique de tout un mouvement.

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