La Ban­de­ra Jeanne d’Arc, des monar­chistes fran­çais enga­gés dans la guerre d’Espagne.

La Ban­de­ra Jeanne d’Arc, des monar­chistes fran­çais enga­gés dans la guerre d’Espagne.

Après avoir été l’otage des mili­taires (1923 – 1930), le roi Alphonse XIII tente de reprendre les rênes d’une monar­chie consti­tu­tion­nelle mal­me­née depuis un siècle par dif­fé­rents pro­nun­cia­mien­tos, 3 guerres car­listes et une éphé­mère répu­blique. L’Espagne est divi­sée et les élec­tions d’avril 1931 vont signer la fin de la monar­chie espa­gnole des Bour­bons. Avec le départ du roi, une nou­velle répu­blique qui sombre dans l‘instabilité et l’anarchie poli­tique. La guerre civile éclate en 1936 et va jeter les espa­gnols dans un violent com­bat fra­tri­cide.

Les répu­bli­cains comme les natio­na­listes tentent de ral­lier les dif­fé­rents pays euro­péens à leur cause res­pec­tive. En France, les élec­tions du 3 mai 1936 ont por­té au pou­voir une coa­li­tion de par­tis de gauche. Le Front popu­laire répond, d’abord dans un pre­mier temps, favo­ra­ble­ment à la demande de son homo­logue espa­gnol avant de faire machine arrière devant la forte oppo­si­tion de droite qui oscille du côté des natio­na­listes conduit par le géné­ral Fran­cis­co Baha­monde y Fran­co.  Par­mi les par­ti­sans de ce géné­ral entré en sédi­tion, le mou­ve­ment monar­chiste Action fran­çaise (AF) de Charles Maur­ras.  Son organe de presse épo­nyme lance une viru­lente attaque dans ses colonnes contre les répu­bli­cains et lance des appels aux dons.

Avec l’échec de la prise du palais Bour­bon qui a rui­né tout espoir de retour de la monar­chie lors de la jour­née du 6 février 1934, les came­lots du roi bouillonnent. Si la France ne leur donne pas l’opportunité de se mesu­rer mili­tai­re­ment aux répu­bli­cains, devant se conten­ter de quelques com­bats de rues et autres paires de gifles reten­tis­santes, l’Espagne va offrir à ces  monar­chistes l’opportunité de prou­ver leur ardeur au com­bat. Cette guerre, au quelle on les a pré­pa­ré depuis une décen­nie, va bien­tôt prendre les allures d’une croi­sade pour cette fameuse ligue de l’entre-deux-guerres, bien­tôt rejointe par celle du Par­ti social Fran­çais (ex Croix de feu) ou du Par­ti popu­laire fran­çais.

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