La réforme de l’en­trée à l’u­ni­ver­si­té, ver­sion 2017. Par­tie 1 : le rôle ren­for­cé du conseil de classe de Terminale.
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La réforme de l’en­trée à l’u­ni­ver­si­té, ver­sion 2017. Par­tie 1 : le rôle ren­for­cé du conseil de classe de Terminale.

La réforme de l’en­trée à l’u­ni­ver­si­té a été pré­sen­tée ce lun­di matin mais il y a déjà quelques jours que l’on en connais­sait les grandes lignes et que celles-ci étaient dis­cu­tées, approu­vées ou contes­tées, prin­ci­pa­le­ment selon les cli­vages idéo­lo­giques qui conti­nuent de frac­tu­rer le pay­sage uni­ver­si­taire et lycéen fran­çais : si les syn­di­cats comme l’U­NEF ou SUD y sont évi­dem­ment hos­tiles, par prin­cipe plus que par réflexion, d’autres, comme le syn­di­cat FAGE ou les pré­si­dents d’u­ni­ver­si­té y sont favo­rables (ou « pas défa­vo­rables »), par prag­ma­tisme ou par conviction.

Cette réforme concerne dès aujourd’­hui les 700.000 lycéens de Ter­mi­nale de l’an­née et elle va se mar­quer, dès la semaine pro­chaine, par la nomi­na­tion d’un second pro­fes­seur prin­ci­pal dans chaque classe de ce niveau : l’i­dée n’est pas mau­vaise en soi, même si elle risque de se heur­ter à la dif­fi­cul­té, sans doute sur­mon­table, de trou­ver des volon­taires par­mi les pro­fes­seurs de lycée et à celle de finan­cer ces nou­velles nomi­na­tions. L’ap­proche des conseils de classe du pre­mier tri­mestre, dans un mois à peine pour la plu­part, devrait vite enclen­cher le méca­nisme d’une réforme qui se veut ambi­tieuse et qui vise à mieux orien­ter (ou, plu­tôt, conseiller) les lycéens en fin de cycle secon­daire : il ne fau­dra pas rater cette pre­mière étape pra­tique, au risque de pro­vo­quer une crise lycéenne dont la France peut uti­le­ment se pas­ser, même si le cin­quan­te­naire de Mai 68 pour­rait moti­ver quelques imi­ta­teurs et exci­ter quelques extré­mistes nos­tal­giques de la Révo­lu­tion, celle de 1917 et de sa paro­die, moins san­glante, de 1968…

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