Face aux risques de la pros­ti­tu­tion des étu­diants, que faire pour amé­lio­rer la condi­tion étudiante ?
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Face aux risques de la pros­ti­tu­tion des étu­diants, que faire pour amé­lio­rer la condi­tion étudiante ?

Une publi­ci­té bien spé­ciale se pro­me­nait encore jeu­di matin dans les rues de Paris et plus spé­cia­le­ment devant les uni­ver­si­tés, et a fini par pro­vo­quer moult réac­tions indi­gnées et la confis­ca­tion du camion qui la trans­por­tait. La pro­mo­tion d’un site per­met­tant des ren­contres (à l’évidence tari­fées) entre des étu­diants (sur­tout des étu­diantes, en fait) et des per­sonnes riches plus âgées sus­cep­tibles de les aider à finan­cer leurs études, appa­raît certes cho­quante mais elle a un mérite : celui de rap­pe­ler l’existence d’une pros­ti­tu­tion étu­diante qui per­dure et, peut-être, s’étend au fil des années dans une indif­fé­rence qua­si-géné­rale, appa­rais­sant dans quelques films sans sus­ci­ter de débats.

Si l’on en croit les (trop rares) études consa­crées à ce sujet (menées par le mou­ve­ment du Nid, spé­cia­li­sé dans l’accueil des vic­times de la pros­ti­tu­tion), il res­sort qu’entre 2,5 et 4 % des étu­diants, là encore plus des jeunes filles que des gar­çons, ont accep­té des rela­tions sexuelles tari­fées et qu’entre 8 et 15 % selon la loca­li­sa­tion accep­te­raient celles-ci en cas de grandes dif­fi­cul­tés finan­cières : des chiffres qui, rap­por­tés au nombre total d’étudiants, ne sont plus vrai­ment marginaux…

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