Mer­ci Nata­cha Polony !

Mer­ci Nata­cha Polony !

Il y a bien d’autres sujets de dis­cus­sion et de réflexion dans notre bel aujourd’hui, mais force est de recon­naître que la ques­tion du har­cè­le­ment sexuel et de la condi­tion de la femme conti­nue à agi­ter les esprits et à nous valoir une ava­lanche de textes qui prennent sou­vent l’allure de mani­festes. Loin de moi l’idée que tout cela est vain et qu’il fau­drait oppo­ser le mépris à cette véri­table explo­sion de ce qu’on appelle la parole libé­rée. Le sujet est digne du plus noble inté­rêt, car il en va des fon­de­ments exis­ten­tiels de notre huma­ni­té. Et dans les dif­fé­rentes tri­bunes que l’on lit ici ou là, il y a tou­jours quelque chose à rete­nir, même si elles n’entraînent pas notre adhé­sion com­plète. On peut regret­ter cepen­dant que les dis­cours soient plu­tôt répé­ti­tifs et que cette parole libé­rée fasse trop sou­vent silence sur une des causes prin­ci­pale des dérè­gle­ments que l’on fus­tige à juste titre. C’est pour­quoi j’ai appré­cié que Sophie Cahen, dans sa tri­bune du Monde de same­di, mette en cause les ravages de la por­no­gra­phie chez les enfants : « Nous ne pou­vons plus faire l’économie d’une véri­table poli­tique publique de lutte contre les ravages de la por­no­gra­phie sur les repré­sen­ta­tions fémi­nines des jeunes (et moins jeunes) géné­ra­tions (un enfant a en moyenne onze ans quand il est expo­sé pour la pre­mière fois à de la por­no­gra­phie). Quant aux per­son­nels de l’Éducation natio­nale, que fai­sons-nous pour les accom­pa­gner, les sou­te­nir et les for­mer à lut­ter contre cette réa­li­té abjecte ? »

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